Université francophone: le RÉFO est optimiste

Le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) se réjouit de l'ouverture de la... (123RF)

Agrandir

123RF

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) se réjouit de l'ouverture de la ministre aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, face à l'idée d'établir une université francophone à Toronto.

«On est en attente. On attend que le gouvernement prenne une décision», signale la coprésidente, Geneviève Borris, qui s'est dite «très encouragée» par les propos de la ministre.

Selon elle, Toronto semble être un lieu idéal pour établir une université francophone, car d'ici 10 ans, «50% de la population francophone en Ontario» sera à Toronto et dans les municipalités environnantes du sud et du centre-ouest, telles que London et Windsor. Depuis 10 ans, on a construit 40 nouvelles écoles primaires et secondaires dans le centre et le sud-ouest de la province, précise Mme Borris.

Par contre, s'il n'y a pas d'université francophone, ces étudiants cesseront d'étudier en français et opteront alors pour une université anglophone, a-t-elle indiqué.

Le Regroupement étudiant n'a pas arrêté son choix sur une proposition d'université particulière. L'une des options envisagées, c'est de regrouper les étudiants de Boréal et de cette nouvelle université francophone sous un même toit, ou du moins, sur un même campus à Toronto. Mme Meilleur privilégie le campus Glendon de l'Université York qui pourrait accueillir les étudiants de Glendon, de Boréal et de cette nouvelle institution.

Dans une lettre d'opinion, le président de Boréal, Pierre Riopel, dit voir «d'un bon oeil la création d'un espace unique et permanent situé au centre-ville de Toronto où pourraient habiter la nouvelle université franco-ontarienne, le nouveau campus de Toronto du Collège Boréal ainsi que nombre d'intervenants culturels et communautaires, créant un véritable carrefour francophone au coeur de la Ville-Reine».

Le collège Boréal devra chercher de nouveaux locaux à Toronto lorsque son bail prendra fin en 2020.

Hésitation

York hésite toutefois à céder Glendon. Dans un courriel, York réplique que les Franco-Ontariens ont droit à une université francophone, mais que Glendon a un rôle important à jouer pour offrir «une éducation bilingue et une éducation en français afin de desservir les francophones du centre et du sud-ouest de l'Ontario». L'Université York ajoute qu'elle augmente sa programmation pour desservir sa clientèle francophone.

Or, selon un étudiant qui fréquente Glendon, Hugo Laprès-Chartrand, «il y a des lacunes au niveau de la vie étudiante». L'intégration des étudiants francophones, «c'est un gros défi», dit-il. Il est difficile de se faire servir en français à la cafétéria et l'affichage est quasi unilingue anglophone. «On marque juste la date en français», signale M. Laprès-Chartrand.

Il étudie en psychologie à Glendon, mais il y a beaucoup de cours obligatoires à l'obtention du bac qui ne sont pas offerts en français. «C'est déplorable», dit-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer