Les CPE de l'Outaouais écopent

De nombreux représentants des CPE crient haut et... (Martin Roy, Archives LeDroit)

Agrandir

De nombreux représentants des CPE crient haut et fort leur désaccord avec les compressions dans le réseau des CPE du Québec depuis plusieurs mois.

Martin Roy, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les compressions budgétaires imposées aux centres de la petite enfance (CPE) du Québec ont eu raison de l'Association des CPE de l'Outaouais (ACPEO), qui fermera ses portes au mois de mars. Quatre personnes auront perdu leur emploi.

Dans les trois dernières années, des coupures de subventions avaient annulé nombre des programmes dont se chargeait l'ACPEO. Elles avaient aussi réduit le budget des CPE, et par le fait même, le nombre d'adhérents, qui devaient payer une cotisation annuelle de quelques milliers de dollars.

 Le 11 février dernier, les têtes dirigeantes de l'ACPEO ont réuni les adhérents de l'association pour une assemblée spéciale avec l'intention de démissionner en bloc. «Des gens se sont proposés pour fouiller dans le compte de banque et vérifier ce qu'ils pouvaient faire pour sauver l'association», raconte le directeur général du CPE aux Petits Lurons, Éric Maltais. 

«Dès le lendemain, on s'est rendu compte que ce n'était pas viable. On a demandé au conseil d'administration de trouver une solution, et ils ont choisi de mettre fin à l'association.»

Entre autres rôles, l'ACPEO agissait comme connexion entre les CPE et les compagnies qui offrent des formations en pédagogie, des cours de RCR conçus spécialement pour les services de garde. Deux services de remplacement et d'accompagnement aux enfants atteints d'un handicap réunissant une quarantaine d'employés tombent également à l'eau. «Si personne ne prend la relève dans les cinq ou six prochains mois, ça va être plus compliqué de trouver des éducatrices», se désole Éric Maltais.

«On est extrêmement désolés. On n'a jamais pensé qu'on en arriverait là, parce que ça faisait longtemps qu'on fonctionnait bien. Mais on se rend compte que la conjoncture économique a un gros, gros impact sur l'association», se désole Line Kelly, qui en était à sa quatrième année en tant que présidente du conseil d'administration de l'association.

Pour l'instant, une personne se charge d'adoucir la transition des deux services, dans le meilleur des cas vers une autre association ou vers une entreprise privée. L'ACPEO devrait pousser son dernier soupir en mars.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer