À Queen's Park pour l'université franco-ontarienne

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Le mouvement veut inciter le gouvernement à créer un conseil de gouverneurs transitoire pour commencer la création d'une université franco-ontarienne.

Michelle Siu, PC

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Harriet Vince

Collaboration spéciale

Le Droit

Une centaine de personnes étaient rassemblées à Toronto, jeudi midi, devant l'Assemblée législative, pour réclamer la création d'une université franco-ontarienne.

«Il y a un an, on était ici à Queen's Park. Aujourd'hui, nous sommes toujours sans réponse et sans engagement clair de notre gouvernement», a rappelé Denis Vaillancourt, le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), qui organisait cette manifestation avec le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) et la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO).

Le mouvement veut inciter le gouvernement à créer un Conseil de gouverneurs transitoire pour enclencher le processus de planification de cette institution. 

«On a commencé les consultations en 2012... mais ça fait 40 ans qu'on veut une université gouvernée par et pour les francophones», a indiqué M. Vaillancourt. Selon lui, il s'agit du «maillon manquant» du développement de la francophonie ontarienne.

Les manifestants, souvent habillés de vert et blanc, les couleurs du drapeau franco-ontarien, venaient d'un peu partout de la province.

Les jeunes ont été au devant des revendications... (Archives, La Presse canadienne) - image 2.0

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Les jeunes ont été au devant des revendications pour la création d'une université franco-ontarienne.

Archives, La Presse canadienne

Par ailleurs, «plusieurs milliers de personnes, dans les écoles et les communautés, sont solidaires avec nous en cette journée d'action», a affirmé l'animatrice de la manifestation et la coprésidente du RÉFO, Geneviève Borris.  

«Nous crions haut et fort que nous voulons une université à nous et nous ne cesserons pas tant que nous n'aurons pas gagné», a-t-elle dit, promettant que d'autres activités semblables seront organisées au cours de l'année.

La députée néo-démocrate de Nickel Belt, France Gélinas, dont le projet de loi privé posant les premiers jalons de l'université a franchi en novembre dernier l'étape de la deuxième lecture, s'est dite «satisfaite de cette mobilisation face à la détermination et à l'engagement de ces jeunes.» 

«Le budget de l'Ontario s'en vient jeudi prochain, souligne-t-elle. On va l'éplucher pour voir s'il y a un peu d'argent à mettre pour le Conseil des gouverneurs. On va arriver à nos buts, ce n'est qu'une question de temps.»

La ministre déléguée aux Affaires francophones et députée d'Ottawa-Vanier, Madeleine Meilleur, les a également encouragés à signer la pétition sous forme d'inscription - encore symbolique elle aussi - à l'université franco-ontarienne en devenir.

Une centaine de personnes étaient rassemblées à Toronto,... (Harriet Vince, collaboration spéciale) - image 3.0

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Une centaine de personnes étaient rassemblées à Toronto, jeudi midi, devant l'Assemblée législative, pour réclamer la création d'une université franco-ontarienne.

Harriet Vince, collaboration spéciale

Les trois principaux partis politiques provinciaux appuient le principe de la création d'une université franco-ontarienne. Un rapport d'expert est attendu au printemps.

«Cette initiative est quelque chose qui sert à créer un sentiment d'appartenance très fort à la francophonie», a confié Marie-Hélène Eddie, une manifestante. «C'est un moment où on est jeune adulte qu'on décide ce que l'on veut faire dans la vie. C'est un moment charnière au niveau identitaire d'avoir accès à un programme en français.»

«C'est vrai que l'Université d'Ottawa se dit bilingue, poursuit-elle. Mais beaucoup de gens qui soumettent leurs candidatures pour entrer dans un programme en français se rendent compte, arrivés là-bas, qu'il n'y a pas de cours en français dans leur programme. Ils se retrouvent obligés de le faire en anglais pour ne pas perdre de temps.»

«Ça fait 10 ans que je suis ici, et chaque jour j'entends qu'il n'y a pas de service en français dans tel ou tel domaine, surtout en santé», a par ailleurs souligné Carlos Idibouo, coordonnateur de programme et d'intervention pour Action positive à Toronto. «Or, la santé est fondamentale pour les communautés.»

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