Devenir un «superhéros de la persévérance scolaire»

Dans le cadre de la semaine des Journées... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Dans le cadre de la semaine des Journées de la persévérance scolaire, la ministre responsable de l'Outaouais Stéphanie Vallée a défendu les décisions de son gouvernement en éducation.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Le problème du décrochage en est un complexe aux facteurs multiples. Les solutions sont tout aussi diversifiées.

La semaine des Journées de la persévérance scolaire (JPS), qui commençait lundi, ratisse large. On souhaite rejoindre autant les enseignants que les politiciens. Autant les parents que les propriétaires d'entreprises qui emploient des jeunes aux études. On invite tout le monde à devenir un «superhéros de la persévérance scolaire».

Le message s'adresse vraiment à tout le monde. Tout le monde, sauf les élèves.

Le président du Comité pour l'amélioration de la persévérance scolaire (CAPS) en Outaouais et directeur général de la Commission scolaire des Draveurs (CSD), Bernard Dufourd, explique que les cibles de la campagne ne sont toutefois pas aussi contradictoires qu'elles peuvent le sembler.

«Vous savez bien que la persévérance scolaire, on s'en occupe tous les jours. [...] Quand on regroupe ça autour d'une semaine, il y a plus de chances qu'on atteigne nos cibles que si on en parle toute l'année lorsqu'il est question du grand public», explique M. Dufourd.

Compressions douloureuses?

La ministre de la Justice et députée de Gatineau, Stéphanie Vallée, a martelé lundi que tout le monde doit faire sa part pour lutter contre le décrochage. En conférence de presse, elle a toutefois dû défendre son gouvernement, fréquemment critiqué au cours des derniers mois dans le dossier de l'éducation.

L'opposition péquiste a pris la balle au bond. Le porte-parole en matière d'éducation, Alexandre Cloutier, affirmait que le réseaude soutien à la persévérance scolaire est menacé et demande que ces organismes soient financés en priorité par le gouvernement Couillard.

Mme Vallée répond que Québec investit 195 millions$ annuellement pour financer des initiatives sur la persévérance scolaire et que l'ex-ministre de l'Éducation, François Blais, a annoncé à l'automne un réinvestissement de 80 millions$ dans le réseau scolaire.

Choisi par le CAPS comme tête d'affiche des JPS en Outaouais, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, n'a pas voulu se mouiller sur la gestion du budget provincial en éducation. Il préfère se concentrer sur des dossiers régionaux comme le retard de la région en matière de programmes d'enseignement supérieur.

Bernard Dufourd, de son côté, concède que le réseau scolaire québécois a besoin de plus de moyens financiers, mais précise que le réseau doit mieux faire son travail et investir intelligemment.

Selon le directeur général de la CSD, de nouvelles données permettent de constater, par exemple, que plusieurs jeunes sans problème d'apprentissage décrochent en Outaouais, convaincus d'être en mesure de se trouver en emploi, notamment en raison de la présence du gouvernement fédéral.

«Je crois qu'il faut investir, mais il faut voir comment investir pour avoir de meilleurs résultats. [...] Si on avait les mêmes moyens financiers, je ne suis pas sûr qu'on reprendrait le modèle qu'on avait avant», lance M. Dufourd, en référence aux compressions en orthopédagogie et en éducation spécialisée annoncées par la CSD en avril 2015.

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