Syndiqués et étudiants de l'UQO dénoncent les compressions

Étudiants, chargés de cours, membres du personnel de... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

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Étudiants, chargés de cours, membres du personnel de soutien et professeurs se sont présentés par dizaines à la cafétéria du pavillon Alexandre-Taché, pour faire connaître les conséquences des compressions budgétaires sur leur quotidien.

Patrick Woodbury, archives LeDroit

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L'Université du Québec en Outaouais (UQO) «souffre d'essoufflement et une crise cardiaque est à l'horizon».

Des messages de ce genre ont rempli, lundi, un pot de terre cuite destiné à recevoir les doléances des membres de la communauté de l'UQO au sujet des compressions budgétaires des dernières années et de celles qui sont anticipées en 2016-2017.

Invités à prendre une pause-café pour inscrire sur un bout de papier les conséquences des coupes sur leur quotidien, étudiants, chargés de cours, membres du personnel de soutien et professeurs se sont présentés par dizaines à la cafétéria du pavillon Alexandre-Taché, dans l'espoir que leur message soit entendu par le nouveau ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Pierre Moreau.

L'initiative s'inscrivait dans le cadre d'un mouvement provincial baptisé «Pause Université en santé».

Charge de travail accrue, insécurité financière, annulation de cours retardant le cheminement des étudiants ou encore groupes trop nombreux, les récriminations sont nombreuses à l'UQO.

«On veut rappeler au ministre que nous ne formons pas des machines, mais des humains, a souligné la présidente du syndicat des professeurs, Louise Briand. Produire des diplômés de qualité pour le marché du travail, c'est bien, mais instruire des citoyens accomplis et engagés, c'est encore mieux. [...] Le Québec n'a pas les moyens de se priver d'universités fortes et bien soutenues, et évidemment des diplômés qui en sortent.»

Yan Bergeron, membre du comité de mobilisation anti-austérité de l'UQO, a pour sa part dénoncer la «philosophie mercantiliste» de l'administration.

Les messages recueillis doivent être remis mardi à l'Assemblée nationale par des représentants de la Table des partenaires universitaires.

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