L'OCDSB réforme l'immersion française malgré la grogne

La proportion des classes enseignées en français passera... (Sarah Mongeau-Birkett, Archives La Presse)

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La proportion des classes enseignées en français passera de 100% à 80% en 1ère année, et de 80% à 60% en 2e et 3e années.

Sarah Mongeau-Birkett, Archives La Presse

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Après des mois de débats passionnés, les conseillers du Ottawa-Carleton District School Board (OCDSB) ont finalement tranché. La réforme controversée du programme d'immersion en français ira de l'avant et entrera en vigueur dès septembre.

Malgré la grogne, les conseillers ont voté en faveur des changements proposés à sept contre cinq, mardi soir, après une longue discussion de deux heures et demie.

Une des conseillères qui appuient la réforme, Erica Braunovan, se réjouit que certains enfants défavorisés auront bientôt accès à des cours de français.

«Je pense que c'est une bonne chose pour l'équité dans notre communauté. Actuellement, nous observons que le programme d'immersion est moins populaire chez les enfants qui proviennent de milieux socioéconomiques moins favorables, dit-elle. Nous voulons démontrer qu'ils ont autant de capacité pour apprendre le français que les autres.»

Dès la prochaine rentrée scolaire, tous les élèves de la maternelle (4 et 5 ans) suivront un cursus bilingue.

Mais pour dégager le personnel nécessaire, l'OCDSB doit sabrer dans le nombre d'heures de cours offerts en français pour les élèves inscrits dans le programme d'immersion en bas âge.

Ainsi, la proportion des classes enseignées dans la langue de Molière passera de 100% à 80% en 1ère année, et de 80% à 60% en 2e et 3e années.

Malgré la réforme, le programme d'immersion de l'OCDSB demeure un des meilleurs en Ontario, estime Mme Braunovan.

Le conseiller Shawn Menard aurait préféré le statu quo. Il croit que les parents devraient avoir le choix d'envoyer leur enfant dans une garderie unilingue anglophone.

Mais il s'inquiète principalement pour les élèves en immersion française. «Les gens devraient avoir le choix. Mais s'ils choisissent l'immersion, ils devraient avoir droit à une véritable immersion. Pas à temps partiel, dit-il. Je pense que la science démontre que les étudiants qui sont dans une immersion complète très tôt vont mieux retenir les connaissances.»

La réforme permettra au conseil scolaire d'économiser 2,7 millions $.

Selon M. Menard, la décision des conseillers n'a pas été fondée sur des arguments économiques.

«Nous étions tous conscients des économies, mais je ne pense pas que beaucoup de conseillers ont appuyé la réforme pour cette raison.»

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