Le président de la CSCV démissionne

Jocelyn Fréchette souligne qu'il quitte son poste avec... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Jocelyn Fréchette souligne qu'il quitte son poste avec le sentiment du devoir accompli.

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Sous les projecteurs depuis le début de la semaine, le président de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV), Jocelyn Fréchette, a démissionné de ses fonctions.

M. Fréchette a remis sa lettre de démission aux dirigeants de la CSCV, mardi matin, à la suite d'une rencontre tenue lundi soir et à laquelle ont assisté 13 des 14 commissaires. Lors de cette réunion extraordinaire, M. Fréchette a fait un compte rendu de la situation.

C'est alors que les commissaires présents lui auraient fait savoir qu'on souhaitait «préserver l'intégrité du conseil» et qu'il y avait un malaise face au fait que celui-ci poursuive son rôle à la tête du conseil. Selon les informations obtenues par LeDroit, on aurait d'ailleurs suggéré à M. Fréchette de partir.

Rappelons que le vice-président de la CSCV, Michel Parenteau, a démissionné de son poste la semaine dernière. Pour expliquer en partie sa décision, M. Parenteau a pointé du doigt l'éthique et le comportement de M. Fréchette en lien avec la dernière campagne électorale scolaire qui s'est déroulée à l'automne 2014.

Jocelyn Fréchette, qui avait jusqu'au 31 décembre 2015 pour rembourser ses dépenses électorales, aurait notamment demandé une contribution volontaire de 300$ à Michel Parenteau, le 16 décembre dernier. Il aurait indiqué qu'il lui remettrait son argent plus tard, selon ce que prétend l'ancien vice-président de la commission scolaire, qui dit avoir refusé l'offre de M. Fréchette.

La loi électorale ne permet pas à un candidat de rembourser ses dépenses intégralement. M. Fréchette aurait d'ailleurs fait parvenir un chèque au Directeur général des élections du Québec (DGEQ) afin de s'acquitter de ses dettes à temps pour la fin 2015. Le DGEQ a refusé en précisant que l'argent ne devait pas provenir de son portefeuille, mais bien de dons versés par des tiers.

M. Parenteau a également soulevé le fait que la commissaire Cécile Gauthier et des proches de celle-ci ont contribué pour un total de 1200$ à la campagne du président démissionnaire, alors que celui-ci s'était présenté comme candidat indépendant en 2014.

«Le rôle du président en est d'abord un de rassembleur. Le lien de confiance entre la présidence et son conseil est essentiel. Ce lien de confiance doit être bidirectionnel pour le bien de l'organisation. Force est de constater que les événements des derniers jours ne me permettent plus de jouer ce rôle et sont davantage source de division. Le malaise est donc réciproque et, malgré les explications fournies, la situation est intenable et a atteint un point de non-retour», écrit M. Fréchette dans sa lettre de démission dont LeDroit a obtenu copie.

Le principal concerné souligne qu'il quitte son poste avec le sentiment du devoir accompli. «À partir de maintenant, je souhaite vivre ce deuil politique en tout respect et n'émettrai aucun autre commentaire», ajoute-t-il.

La direction générale de la CSCV n'a pas voulu réagir, mardi.

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