La FAE rejette l'entente de principe

La FAE est l'une des rares organisations syndicales... (Alain Roberge, Archives La Presse)

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La FAE est l'une des rares organisations syndicales à ne pas s'être entendue avec Québec.

Alain Roberge, Archives La Presse

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La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Sans surprise, les huit syndicats membres de la Fédération autonome de l'enseignement ont rejeté l'entente de principe qui avait été conclue entre le gouvernement du Québec et le front commun - une entente qu'elle n'avait pas négociée.

L'entente de principe avait été conclue à la mi-décembre entre les syndicats membres du front commun, représentant 400 000 des 500 000 employés de l'État, et le gouvernement du Québec.

Or, la FAE, qui n'a pas fait partie du front commun, et n'a donc pas négocié cette entente, avait tout de même décidé de faire voter ses membres sur cette entente. Et ils l'ont rejetée. La FAE a toujours affirmé qu'elle souhaitait reprendre la négociation avec le gouvernement, estimant que les problèmes de fond qu'elle dénonce n'avaient pas été réglés.

Elle réclame notamment un réinvestissement en éducation, plus particulièrement dans le soutien aux enseignants et l'aide aux élèves en difficulté.

Réjouissance pour le SEO

Dans la région, le président du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, Claude Tardif, se réjouit de voir les autres syndicats affiliés à la FAE imiter les enseignants de l'Outaouais et rejeter l'offre du gouvernement.

«Si on combine ça en plus au fait que présentement, il y a des fédérations qui font partie du front commun et qui, présentement, votent contre ce projet d'entente, ça nous donne bon espoir qu'on pourra continuer la négociation et obtenir un règlement satisfaisant au niveau salarial et au niveau de la retraite.»

D'ailleurs, M. Tardif s'explique mal comment les négociateurs du côté syndical ont pu conclure une entente de principe.

Il estime que l'offre rejetée par les membres de la FAE n'aurait aucunement contribué au rattrapage salarial, une requête importante aux yeux de ses membres.

«On entendait les chiffres qui allaient jusqu'à 10% d'augmentation. Pourtant, la lecture qu'on en faisait, on arrivait à 5,25% d'augmentation, malgré ce que certaines centrales syndicales prétendaient, malgré ce que le gouvernement prétendait. [...] [Avec cette offre], on ne récupère pas du tout le pouvoir d'achat que nous avons perdu au cours des dernières années. On n'arrive même pas à sauvegarder le pouvoir d'achat actuel pour la durée du contrat».

Claude Tardif prévient également les citoyens de l'Outaouais, d'autres moyens de pression viendront dans les prochaines semaines.

«Malheureusement, la partie patronale nous a démontré que ce n'est pas toujours les arguments qui la font changer de cap, mais plutôt notre détermination.»

- Avec Julien Paquette, LeDroit

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