Réforme de la gouvernance scolaire: la région ne sera pas entendue

«Les dés étaient pipés d'avance», fulmine le président... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

Agrandir

«Les dés étaient pipés d'avance», fulmine le président de la CCSO et de la CSD, Claude Beaulieu.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

«Les députés de l'Outaouais donnent l'impression d'un assujettissement à la ligne de parti et à son chef», estime la Concertation des commissions scolaires de l'Outaouais (CCSO) après avoir appris qu'elle ne pourra intervenir lors des consultations sur la future réforme de la gouvernance scolaire.

Le président de la Commission scolaire des Draveurs et président de la CCSO, Claude Beaulieu, digère mal que l'organisme représentant les quatre commissions scolaires francophones de la région n'ait pas obtenu la possibilité d'être entendue dans le cadre des consultations sur le projet de loi 86, qui débuteront le 28 janvier.

Même si la Fédération des commissions scolaires du Québec fera connaître son point de vue lors des consultations devant la Commission de la culture et de l'éducation, Claude Beaulieu maintient que l'Outaouais devrait aussi obtenir un droit de parole.

M. Beaulieu affirme que la CCSO a sollicité une rencontre avec le caucus des députés de la région avant le dépôt du projet de loi. C'est n'est qu'à la suite du dépôt que l'organisation a pu obtenir une telle rencontre, à la mi-décembre. Le caucus aurait alors mandaté le député de Papineau et adjoint parlementaire au ministre de l'Éducation, Alexandre Iracà, pour faire des démarches afin que la CCSO soit invitée à témoigner de sa position sur le projet de loi.

Ces démarches n'ont toutefois pas donné les résultats souhaités, déplore M. Beaulieu. Ce dernier s'interroge aussi sur le fait que d'autres organismes, comme le Grand Défi Pierre Lavoie, Sports Québec ou encore la Fédération des chambres de commerce du Québec disposeront de 45 minutes chacun pour se prononcer lors des consultations.

«Je n'ai rien contre ces organismes-là et leurs missions, mais qu'est-ce qu'ils font au niveau de la gouvernance scolaire? On va leur donner du temps de parole, mais pas à nous, alors qu'on représente 40 000 élèves, dénonce M. Beaulieu. C'est aberrant. C'est de l'aplaventrisme face au ministre. Tant qu'à moi, [Alexandre Iracà] n'a pas fait de démarches avec le ministre.»

Le président de la CCSO va jusqu'à croire que la rencontre avec les députés de la région n'a eu lieu que «pour la forme» et que «les dés étaient pipés d'avance».

Nouvelle école à Val-des-Monts

La Commission scolaire des Draveurs (CSD) s'attend à obtenir dans les prochains jours une réponse à sa demande de financement supplémentaire pour la construction d'une nouvelle école primaire à Val-des-Monts.

Le président de la CSD, Claude Beaulieu, indique que la requête pour obtenir trois millions de dollars afin de défrayer les coûts d'aménagement d'un terrain de la route du Carrefour, à Val-des-Monts, a officiellement été déposée au terme d'une rencontre avec un sous-ministre de l'Éducation. «On a fait notre demande, et on nous a dit qu'on devrait avoir une réponse cette semaine», a-t-il fait savoir.

Pendant ce temps, le Comité de mobilisation pour une nouvelle école à Val-des-Monts a fait parvenir une lettre à la ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, afin de demander son intervention «pour dénouer l'impasse dans ce dossier». Le comité, qui estime que «la situation est urgente», presse Mme Vallée d'intervenir pour permettre soit un changement de zonage pour construire l'école sur un terrain du chemin Fogarty, soit l'obtention du financement nécessaire à l'aménagement du terrain de la route du Carrefour.

La CSD espère pouvoir ouvrir une nouvelle école en septembre 2017 pour la clientèle de Val-des-Monts.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer