Les classes neige menacées en Outaouais

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Déjà, des membres de l'organisation du Bal de neige ont eu vent de la possibilité de voir beaucoup moins de groupes scolaires débarquer au Domaine des flocons du parc Jacques-Cartier cette année.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Des classes neige risquent de ne pas avoir lieu cet hiver en raison des moyens de pression des membres du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) qui refusent tout «bénévolat» en se limitant aux heures pour lesquelles ils sont rémunérés.

Déjà, des membres de l'organisation du Bal de neige ont eu vent de la possibilité de voir beaucoup moins de groupes scolaires débarquer au Domaine des flocons du parc Jacques-Cartier cette année. Puisqu'aucune réservation n'est nécessaire pour les groupes souhaitant se rendre au Domaine des flocons, la Ville de Gatineau indique ne détenir aucune indication sur le nombre de groupes scolaires de l'Outaouais qui seront de la partie cette année.

Le président du SEO, Claude Tardif, souligne pour sa part qu'il n'y a «aucun mot d'ordre» syndical pour les enseignants à l'égard des sorties éducatives, et que chacun est libre de choisir d'y participer ou non. M. Tardif note cependant qu'il serait surpris de voir des enseignants être en mesure de participer à des classes neige s'ils veulent respecter les moyens de pression prévus au plan d'action de leur syndicat.

«On ne fait aucun bénévolat, on s'en tient aux heures pour lesquelles nous sommes payés, et nous respectons nos pauses et notre heure de dîner, donc oui, c'est fort probable qu'il y ait des enseignants qui regardent l'implication sur leur horaire de travail de faire des sorties, a indiqué M. Tardif au Droit. [...] Je vois mal comment un enseignant pourrait respecter sa pause en allant en sortie éducative. Ça devient pratiquement impossible de sortir à l'extérieur.»

À la Commission scolaire des Draveurs, on indique que certaines écoles organiseront comme prévu des sorties hivernales, mais que d'autres y ont renoncé en raison des moyens de pression des enseignants.

Le SEO, qui compte quelque 5100 membres répartis dans les commissions scolaires des Draveurs, des Portages-de-l'Outaouais et au Coeur-des-Vallées, est en attente de la reprise des négociations entre le gouvernement et la centrale à laquelle il est affilié, la Fédération autonome de l'enseignement (FAE).

D'autres sorties en péril

Si les choses ne débloquent pas d'ici juin, les sorties de fin d'année scolaire pourraient aussi écoper.

L'an dernier, certains enseignants du SEO avaient maintenu leur participation à ces sorties. M. Tardif explique qu'à l'époque, le plan d'action syndical avait été adopté en cours d'année. Des dépôts avaient parfois déjà été versés par les parents pour des réservations d'activités, ce qui a fait en sorte que des enseignants ont accepté d'y participer.

Les délégués du SEO se rencontreront le 20 janvier, et un conseil fédératif de négociation de la FAE se tiendra à la fin du mois. C'est à ce moment que devrait être adoptée une «relance du plan d'action».

Selon M. Tardif, à moins qu'une impasse survienne rapidement, le SEO devrait laisser aller les négociations et en évaluer la progression avant d'envisager la possibilité de proposer un nouveau mandat de grève. Les enseignements du SEO ont tenu cinq jours de grève à l'automne, tandis que d'autres journées de débrayage observées par les syndiqués membres du front commun ont aussi forcé l'annulation des classes.

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