Les CPE de l'Outaouais fourbissent leurs armes

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«On va commencer par les moyens de sensibilisation», a indiqué la présidente de l'ACPEO, Line Kelly, en précisant qu'il n'est «pas impossible» que les CPE membres de son association en arrivent à vouloir observer des journées de fermeture pour manifester leur mécontentement.

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L'Association des centres de la petite enfance de l'Outaouais (ACPEO) n'exclut pas la possibilité de procéder à des journées de fermeture pour faire connaître son mécontentement envers les compressions imposées par le gouvernement, mais souhaite d'abord sensibiliser les parents avant d'envisager des moyens de pression plus musclés.

La présidente de l'ACPEO, Line Kelly, a indiqué suivre avec attention les actions mises de l'avant par l'Association québécoise des CPE (AQCPE) et du Conseil québécois des services de garde éducatifs à l'enfance (CQSGEE) en réponse aux compressions de 120 millions $ prévues en 2016-2017 dans le financement des CPE et des garderies privées subventionnées.

L'ACPEO, qui compte dans ses rangs près de 60% des CPE de la région, n'est pas liée aux deux associations provinciales.

Alors que l'AQCPE se dit prête à observer des fermetures sur une base ponctuelle, le CQSGEE a conclu une entente avec Québec au sujet de la création d'un comité de négociation devant aborder le financement des CPE.

«C'est sûr qu'il y a des pourparlers qui vont se faire, et pour le moment, on va attendre de voir la teneur des discussions qui vont sortir de là», a fait savoir Mme Kelly.

Tout en suivant ce qui se passe à l'échelle provinciale, l'ACPEO veut s'affairer à «conscientiser» les parents aux conséquences appréhendées lorsque la nouvelle vague de compressions arrivera. «On va commencer par les moyens de sensibilisation», a indiqué Mme Kelly, en précisant qu'il n'est «pas impossible» que les CPE membres de son association en arrivent à vouloir observer des journées de fermeture pour manifester leur mécontentement.

La présidente de l'ACPEO affirme que les compressions anticipées dans le réseau en 2016-2017 risquent de compromettre, entre autres, les services offerts aux enfants présentant des besoins particuliers.

«Ce sont de grosses coupures, dénonce-t-elle. Ça pourrait tourner autour de 50 000$ pour un petit CPE et aller jusqu'à 200 000$ pour un gros CPE, tout ça en sachant qu'on a eu des coupures cette année et les années précédentes. [...] Il n'y a plus de marge de manoeuvre. Les enfants avec des besoins particuliers, on n'a plus les ressources financières pour pouvoir les soutenir comme on le faisait avant, quand on pouvait offrir deux ou trois heures en ratio un pour un afin de les aider dans leur développement.»

Line Kelly craint également les conséquences sur les travailleurs, puisque certains pourraient voir leur horaire être réduit.

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