«C'est le temps de tourner la page», dit le recteur de l'UQO

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Le recteur de l'Université du Québec en Outaouais, Denis Harrisson

Martin Roy, LeDroit

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Le recteur de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), Denis Harrisson, a été irrité par les arguments soulevés par le syndicat des professeurs pour blâmer l'établissement au sujet de la gestion des événements du printemps érable.

M. Harrisson a rencontré la presse, lundi, pour livrer sa lecture de la décision rendue le mois dernier par l'arbitre Francine Lamy à la suite du dépôt de quatre griefs par le Syndicat des professeurs (SPUQO). D'entrée de jeu, le recteur - qui n'était pas en poste au printemps 2012 - a tenu à «marquer une rupture de ton avec les propos du SPUQO» en déplorant l'utilisation de «faits réfutés par l'arbitre pour étaler [sa] position». La décision a notamment rejeté une requête de dédommagement faite au nom du syndicat, mais a octroyé un total de 26 000 $ à deux professeurs.

Le recteur a entre autres souligné que l'arbitre a déterminé que l'UQO «était en droit d'agir de la manière dont les dirigeants l'ont fait à l'époque» afin d'essayer de faire respecter l'injonction ordonnant la reprise des cours malgré le conflit étudiant.

«Je suis étonné du triomphalisme affiché par [les représentants du] syndicat des professeurs la semaine dernière, a lancé M. Harrisson. Ils n'étaient pas aussi démonstratifs lorsque je les ai rencontrés au mois de décembre, à deux reprises, pour discuter des conséquences du jugement de Me Francine Lamy. Ils songeaient même à faire appel du jugement parce que la décision leur apparaissait défavorable.»

Alors que la direction de l'UQO souhaite tourner la page sur le conflit ayant éclaté en 2012, le recteur estime que d'autres rencontres devront avoir lieu avec le syndicat pour y arriver.

«Pour moi, c'est la fin des événements de 2012, mais il faut que les professeurs et leur syndicat l'acceptent également, estime le recteur. C'est le temps de tourner la page et de s'assurer maintenant du développement de notre université. [...] Jusqu'à la semaine dernière, je pensais que les plaies étaient pansées, mais là, je vois que ce n'est pas le cas.»

Responsabilité

Tout en reconnaissant que l'UQO a également sa part de responsabilité, «notamment en matière de santé et sécurité au travail et également en matière de communications institutionnelles», Denis Harrisson a voulu revenir sur la question de la liberté académique évoquée par certains professeurs, la semaine dernière.

«Le SPUQO prétend que la convention collective leur accorde le droit de ne pas donner de cours et que cela a préséance sur l'injonction et leurs devoirs et obligations envers l'employeur, mais les professeurs n'ont pas de droits absolus, nous dira l'arbitre, a souligné Denis Harrisson. Ils ont également des obligations à l'égard de l'employeur, et les opinions personnelles n'ont pas préséance sur les obligations prévues au contrat de travail.»

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