Les enseignants n'excluent pas de nouvelles journées de grève

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Il n'est pas impossible que les membres du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais aient à se prononcer sur de nouvelles journées de grève.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Il n'est pas exclu que la majorité des enseignants de l'Outaouais aient à se prononcer sur de nouvelles journées de grève dans le cadre d'une «mise à jour» des moyens de pression.

La Fédération autonome de l'enseignement, (FAE), à laquelle est affilié le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO), doit reprendre ce mois-ci les négociations avec le gouvernement. Les deux parties avaient convenu, en décembre, de mettre les pourparlers en suspens pendant la période des Fêtes.

D'ici à ce que les travaux reprennent à la table, le conseil fédératif de négociation de la FAE se réunira, jeudi et vendredi, pour connaître les derniers développements et planifier une «mise à jour du plan d'action» des moyens de pression, a fait savoir le président du SEO, Claude Tardif.

Les quelque 5100 membres du SEO, répartis dans les commissions scolaires des Draveurs, des Portages-de-l'Outaouais et au Coeur-des-Vallées, ont déjà tenu, l'automne dernier, les cinq journées de grève prévues à leur mandat.

Sans vouloir s'avancer sur les moyens de pression qui pourraient être choisis par les membres, M. Tardif affirme qu'il n'est pas impossible que le mouvement de grève se poursuive.

«On ne peut rien exclure, parce que malheureusement, la partie patronale nous a montré que ce n'est pas à la suite de nos bons arguments qu'elle prend des décisions, mais bien quand on démontre notre mécontentement», a-t-il indiqué au Droit.

Les membres du SEO sont aussi convoqués à une assemblée générale, le 13 janvier, afin de recevoir les dernières informations disponibles sur les négociations.

La FAE s'est par ailleurs dite déçue, à la fin décembre, d'«une proposition salariale s'appuyant sur l'entente de principe conclue entre le front commun [intersyndical] et le Conseil du trésor». La FAE, qui compte plus de 34 000 membres, estime que les enseignante «sont traités de manière inéquitable dans le dossier des relativités salariales et que la proposition ne permet pas de rattraper le retard salarial accumulé depuis 2004».

Le front commun intersyndical, qui a aussi tenu des journées de grève à l'automne, a pour sa part conclu une entente de principe avec le gouvernement avant le congé des Fêtes. Le tout doit être soumis au vote des membres. La Fédération de la santé et des services sociaux - une des branches de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) - a déjà annoncé qu'elle recommanderait à ses membres de rejeter cette entente de principe.

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