Grèves et compressions

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Un personnage: Claude Beaulieu

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Etienne Ranger, Archives LeDroit

Le président de la Commission scolaire des Draveurs (CSD) n'a pas hésité à dénoncer, à plusieurs reprises et sur plusieurs tribunes au cours de la dernière année, les compressions budgétaires imposées par Québec dans le réseau de l'éducation.

Claude Beaulieu déplore notamment qu'environ 35% des écoles de la CSD «sont forcées de se tourner vers la communauté pour les aider à subvenir à leurs besoins».

M. Beaulieu a également dénoncé, aux côtés de ses homologues de la région, les changements proposés par le gouvernement dans la gouvernance et l'organisation scolaire.

Le président de la CSD a par ailleurs aussi été la cible de critiques, entre autres de la part du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, qui s'est notamment opposé à la conversion de journées pédagogiques en journées de classe pour compenser les cours manqués en raison du mouvement de grève.

Un lieu: l'Université d'Ottawa

Le recteur de l'Université d'Ottawa, Allan Rock... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 4.0

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Le recteur de l'Université d'Ottawa, Allan Rock

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Le jour de la fête des Franco-Ontariens avait une signification toute particulière à l'Université d'Ottawa (Ud'O), le 25 septembre dernier, puisque c'est cette date qu'a choisie le recteur Allan Rock pour officialiser la désignation partielle de l'établissement en vertu de la Loi sur les services en français.

«Nous ne pourrons pas modifier, changer ou abolir les programmes et les services en français, sauf dans des circonstances très limitées envisagées par la loi», avait expliqué M. Rock.

Ce dernier achève d'ailleurs dans six mois son mandat à la tête de l'Ud'O. C'est Jacques Frémont, l'actuel président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec, qui lui succédera à compter du 1er juillet 2016.

La réputation de l'Ud'O a par ailleurs été mise à mal à quelques reprises en 2015. En début d'année, des anciens Gee Gees ont déposé une demande de recours collectif de 6 millions $ contre l'institution, estimant avoir subi les contrecoups des allégations d'agression sexuelle visant deux de leurs coéquipiers de l'équipe de hockey. Une enquête interne a aussi été déclenchée cet automne à la suite d'une «inconduite alléguée» au sein d'un club géré par des étudiants.

La Fédération étudiante de l'Ud'O affirme qu'il s'agit d'une présumée agression sexuelle.

Un mot: grève

Le président de la Commission scolaire des... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 6.0

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Etienne Ranger, Archives LeDroit

Les employés syndiqués du secteur public québécois ont envahi les rues et sorti pancartes et trompettes à plusieurs reprises cet automne afin de dénoncer l'attitude du gouvernement Couillard dans le cadre des négociations de leurs conventions collectives.

L'Outaouais n'a pas été en reste, alors que plusieurs marches et manifestations ont été organisées lors des journées de grève. Environ 1500 manifestants ont notamment crié haut et fort leur mécontentement, le 9 décembre, lors d'une marche entre le centre Robert-Guertin et l'édifice Jos-Montferrand.

Les parents de jeunes écoliers ont dû s'organiser pour les faire garder lors de huit journées de grève ayant touché soit le personnel professionnel et de soutien, soit les enseignants.

Une entente de principe est intervenue récemment entre le front commun intersyndical et le gouvernement, mais la Fédération autonome de l'enseignement, qui représente les quelque 5100 membres du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, ne reprendra les négociations qu'en janvier.

Un chiffre: 34%

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Le directeur général du Cégep de l'Outaouais, Frédéric Poulin

Martin Roy, Archives LeDroit

Le chiffre est révélateur. Il a été soulevé en juin dernier, lorsque la communauté du Cégep du l'Outaouais - de la direction aux étudiants, en passant par les syndicats - a dénoncé les compressions budgétaires imposées par le gouvernement du Québec.

Le directeur général de l'établissement, Frédéric Poulin, a alors affirmé que depuis 2011, le Cégep avait perdu 34% de ses moyens financiers dans tout ce qui n'est pas salarial.

Les différents acteurs de la vie collégiale se sont donc unis pour s'insurger contre les compressions, jugeant qu'elles auront des «impacts récurrents» sur les services offerts aux étudiants.

Une résolution: une université franco-ontarienne?

La députée néo-démocrate France Gélinas... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 10.0

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La députée néo-démocrate France Gélinas

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Une nouvelle étape a été franchie, en novembre, dans l'objectif de mettre sur pied une université «par et pour» les Franco-Ontariens.

Les députés ontariens ont voté à l'unanimité l'adoption en deuxième lecture du projet de loi privé visant la création d'une telle institution, qui avait été déposé par la députée néo-démocrate France Gélinas.

Malgré ce vote unanime en deuxième lecture, la création d'une université franco-ontarienne n'est pas encore chose faite. La prochaine étape est l'étude du projet de loi par le comité permanent de la politique sociale.

Les organismes qui militent en faveur de ce projet aimeraient qu'il puisse voir le jour d'ici 2018.

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