La réunion de la CSPO annulée en raison d'une manifestation

Les membres du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Les membres du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais ont placardé d'autocollants l'immeuble où devait avoir lieu la réunion des commissaires.

Etienne Ranger, LeDroit

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Il y avait foule devant le centre Mgr-Lucien-Beaudoin mercredi soir.

Les membres du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) souhaitaient manifester leur colère devant les élus de la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO). Ils sont rentrés bredouilles puisque les commissaires ont décidé d'annuler la réunion publique.

Prévue pour 19h30, la réunion du conseil des commissaires a été annulée à la vue des manifestants devant le bâtiment où devait se tenir la rencontre.

«C'était bloqué partout. Quand on a vu ça, on a simplement rebroussé chemin, explique la présidente de la CSPO, Johanne Légaré. On s'était donné rendez-vous sur le boulevard Saint-Joseph. Mais quand on a vu qu'on ne pouvait pas avoir accès, on a tout simplement décidé, sur-le-champ, d'annuler la réunion.»

Une partie des rues Binet et Demontigny étaient fermées à la circulation durant la manifestation. Des autopatrouilles du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) étaient postées à trois intersections à la demande du SEO, selon son président, Claude Tardif.

«Nous autres, on voulait s'assurer de la sécurité de tout le monde, et justement, que les commissaires ne se sentent pas attaqués et sachent qu'il y a une présence policière», expliquait M. Tardif avant l'annulation de la réunion.

Claude Tardif ajoute que ces démarches ont été entreprises avant les événements de lundi au bureau du député de Papineau, Alexandre Iracà. Devant la présence de 17 membres du SEO pour une rencontre, M. Iracà avait demandé la présence de policiers avant d'ouvrir la porte de son bureau de comté.

Le président du SEO n'avait pas de mots tendres à l'endroit des commissaires de la CSPO soutenant qu'ils faisaient preuve «d'un manque de courage» en annulant la réunion.

«Mais quelle déception, quel manque de respect. Que ça soit envers les enseignants, la population, affirme M. Tardif. Les enseignants étaient là pour se faire entendre et, encore une fois, la CSPO nous montre qu'ils n'ont pas d'intérêt pour ce que les enseignants ont à dire.» 

Le SEO souhaitait s'exprimer durant la période de parole au public de la réunion des commissaires afin d'interpeller les élus scolaires sur les négociations collectives entre les enseignants et le gouvernement. C'est la quatrième fois que le syndicat se présentait devant les élus de la CSPO pour solliciter des appuis pour leurs revendications.

«Les trois fois précédentes, ils sont restés muets. Pourtant, chaque fois, on leur a donné l'opportunité de dire s'ils sont du côté des enseignants dans leurs revendications. Et s'ils ne le sont pas, qu'ils nous expliquent ce qu'ils considèrent que les élèves vont gagner avec le dépôt patronal.»

Après l'annulation de la réunion, Mme Légaré et un contingent de la CSPO ont pris la route vers Québec pour une rencontre qui doit avoir lieu jeudi matin avec le ministre de l'Éducation.

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