La corruption sous la loupe de l'Université d'Ottawa

Les histoires de corruption dans l'actualité québécoise et... (Olivier Jean, Archives La Presse)

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Les histoires de corruption dans l'actualité québécoise et canadienne ont des échos à l'Université d'Ottawa.

Olivier Jean, Archives La Presse

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La tendance aux luttes à la corruption dans l'actualité québécoise et canadienne a des échos à l'Université d'Ottawa. L'institution met en place une équipe dédiée à la formation et à la diffusion d'informations sur le fléau.

Le Centre canadien d'excellence en anticorruption, lancé mercredi, est un service de formation continue s'adressant autant aux gens d'affaires qu'aux étudiants, policiers, fonctionnaires ou autres intervenants préoccupés par la corruption et les façons de la combattre.

Les histoires de fonctionnaires recevant des pots-de-vin de la part d'entrepreneurs ont été racontées de centaines de façons, lors de la commission Charbonneau, au Québec. «Le Québec, c'est un exemple de ce qui se passe ailleurs au Canada», précise le sergent Patrice Poitevin, un enquêteur de la GRC ayant participé à la mise en place de ce centre d'excellence.

«Ce n'est pas juste recevoir de l'argent dans une enveloppe brune. On peut recevoir des avantages, des maisons payées, un voyage, le fils d'un individu qui se fait payer ses études. C'est vaste», dit-il.

Il ne s'agit toutefois pas d'une chaire de recherche ni d'une offre de cours crédités. Les formations gratuites sont dispensées par des étudiants, en collaboration avec des professeurs, des avocats et la Gendarmerie royale du Canada.

Le centre veut démontrer les impacts sociaux et économiques de telles pratiques illégales.

Mercredi était la Journée internationale de lutte contre la corruption, tel que décrété par les Nations Unies.

«Il faut être vigilants», commente le chef de la direction des risques et de l'éthique chez la firme d'ingénierie WSP (anciennement Genivar), Louis-Martin Richer. «Là où il y a de la finance avec des injections de finances publiques importantes, je crois que là, il faut être de plus en plus vigilants. L'argent du public, il faut en prendre soin, c'est là qu'on va se concentrer.»

Montrer l'exemple

Le responsable du centre d'excellence, le professeur en éthique Garrick Apollon, croit que les valeurs «doivent partir d'en haut, avec les présidents et chefs d'entreprise».

«On ne peut pas simplement utiliser l'application de la loi. C'est un problème global, la corruption. Pour la prévenir, il fait parler aux gens qui sont dans le commerce, aller chercher la nouvelle génération des leaders d'affaires, changer la culture corporative afin de leur permettre d'adopter de nouvelles structures de conformité», explique le sergent Poitevin.

La corruption peut aussi prendre forme entre deux entreprises privées, et pas seulement avec la fonction publique ou un gouvernement. «La concurrence déloyale, c'est aussi voler l'avantage d'un commerçant sur les autres», poursuit le sergent Poitevin.

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