Le projet de loi sur la gouvernance scolaire dénoncé en Outaouais

Le président de la CSD, Claude Beaulieu.... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le président de la CSD, Claude Beaulieu.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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«Possible entêtement» du ministre, «démocratie facultative», «mépris», «insultant», «accroc majeur». Se disant «outrés» et «déçus», les présidents des commissions scolaires de l'Outaouais ne sont pas tendres à l'égard du projet de loi devant modifier l'organisation et la gouvernance dans le milieu de l'éducation.

C'est d'une voix commune que les présidentes et présidents des quatre commissions scolaires francophones de la région ont dénoncé, mardi, le projet de loi déposé la semaine dernière à Québec.

«Nous nous questionnons à savoir si par un possible entêtement à vouloir abolir les commissions scolaires, le ministre de l'Éducation, François Blais, n'aurait rien trouvé de mieux que d'intégrer au projet de loi une mesure que nous qualifions de démocratie facultative en ce sens que la tenue d'élection apparaît comme une procédure hybride à mettre en place si 15% des parents de la commission scolaire le souhaitent», a réagi le président de la Concertation des commissions scolaires de l'Outaouais et président de la commission scolaire des Draveurs, Claude Beaulieu.

Les membres de la Concertation estiment aussi que le projet de loi soulève «des risques d'une mauvaise compétition entre les écoles et d'appauvrissement de certains milieux».

M. Beaulieu a donné l'exemple des surplus enregistrés par certaines écoles, qui sont redistribués sur tout le territoire des commissions scolaires dans le but d'arriver à «un partage équitable des ressources». «Si les écoles conservent leurs surplus, [...] à ce moment-là on va avoir des écoles qui ont des services de garde qui sont riches et d'autres avec des services plus pauvres, donc certaines écoles vont être avantagées, pour la tarification et ainsi de suite, affirme-t-il. Si un service des dîneurs est plus rentable, on va abaisser les coûts, et où il y a moins de dîneurs ça va être plus cher.»

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