Journées de grève: des parents interpellent le ministre Blais

Des parents de la région interpellent le ministre... (Archives Le Soleil, Yan Doublet)

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Des parents de la région interpellent le ministre de l'Éducation, François Blais, et réclament une résolution rapide du conflit opposant le gouvernement aux syndiqués du milieu de l'éducation.

Archives Le Soleil, Yan Doublet

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Le ministre de l'Éducation, François Blais, et sa collègue responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, recevront sous peu une pile de lettres signées par des parents de la région qui réclament une résolution rapide du conflit opposant le gouvernement aux syndiqués du milieu de l'éducation.

Robert Burley, père de deux enfants fréquentant l'école du Grand-Boisé de Chelsea, fait partie du groupe de parents ayant récemment décidé d'agir pour faire connaître leur point de vue au ministre Blais au sujet du mouvement de grève et des négociations en cours dans le secteur public.

« Je fais appel à vous, en tant que ministre de l'Éducation, afin que vous interveniez pour résoudre immédiatement la situation de conflit que nos enfants et nous vivons », peut-on lire dans la lettre au bas de laquelle près d'une centaine de parents ont apposé leur signature. Il y est également précisé que les parents s'affairent à trouver des solutions pour les trois jours de grève qui forceront la fermeture des écoles la semaine prochaine.

« C'est une initiative de quelques parents de la région, spécifiquement de Chelsea, parce que nous avons vu les effets des journées de grève sur nos enfants », explique M. Burley.

La lettre a été distribuée auprès d'autres parents de la région. Certains l'ont envoyée eux-mêmes aux ministres Blais et Vallée, tandis que les signatures accumulées par les initiateurs du projet doivent partir vendredi en direction des cabinets ministériels concernés.

Tout en soulignant que les élèves ont déjà « perdu une semaine de classe en raison du conflit de travail entre le gouvernement et les travailleurs du secteur public » et qu'« il semble n'y avoir aucune fin en vue », la lettre offre un appui aux revendications des syndiqués du système scolaire, tant au sujet des salaires que des conditions de travail. « Nous comprenons et sympathisons avec les préoccupations des enseignants et soutenons une augmentation de salaire réaliste et un plafonnement gérable du nombre d'enfants par groupe », peut-on lire dans le document.

Les signataires réfutent également « les arguments à l'effet que l'argent ne soit pas disponible pour investir en éducation » en donnant l'exemple de l'investissement récent d'un milliard de dollars dans Bombardier.

« Nous ne voulons pas entrer dans la politique et dire si c'était une bonne décision ou non d'appuyer une compagnie, mais c'est plutôt un exemple pour dire au gouvernement que nous sommes conscients qu'il y a des décisions importantes à prendre et que pour nous, l'éducation doit être une priorité », a indiqué M. Burley.

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