Université franco-ontarienne: une journée «historique»

Malgré l'appui hésitant du gouvernement pour la création... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Malgré l'appui hésitant du gouvernement pour la création d'une université franco-ontarienne en ces temps de restrictions budgétaires, les députés libéraux ont eux aussi donné leur appui à ce projet de loi, qui sera maintenant examiné par le comité permanent de la politique sociale.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Mama Afou
Le Droit

«C'est un jour historique à Queen's Park» selon le président de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO), Jérémie Spadafora. Les députés ontariens ont, en effet, voté hier à l'unanimité l'adoption en deuxième lecture du projet de loi visant à la création d'une université franco-ontarienne.

Déposé par la députée du NPD France Gélinas, le projet de loi 104 a été soutenu par tous les partis de la chambre. Le président du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) s'est dit ravi du consensus autour de ce projet. «On est très heureux que les trois partis aient voté pour ce projet de loi, c'est un vote positif», explique Alain Dupuis.

Dès le début de la matinée, plusieurs élus de l'opposition avaient mis la pression sur les députés libéraux pour qu'ils votent ce texte en deuxième lecture. Mme Gélinas est venue accompagnée de plusieurs jeunes franco-ontariens qui ont affirmé vouloir «une université par et pour eux». Le chef du Parti progressiste-conservateur, Patrick Brown, est lui aussi venu apporter son grain de sel durant la période de questions, réclamant que les francophones devraient gérer leurs programmes universitaires.

Malgré l'appui hésitant du gouvernement pour la création d'une université franco-ontarienne en ces temps de restrictions budgétaires, les députés libéraux ont eux aussi donné leur appui à ce projet de loi, qui sera maintenant examiné par le comité permanent de la politique sociale.

«Beaucoup de travail à faire»

Présents lors du vote hier, de nombreux organismes franco-ontariens ont affirmé que le travail auprès de la communauté et des élus devait continuer. Pour Alain Dupuis, il est important de «rester vigilant» après ce vote.

«Il faut que le gouvernement annonce clairement son échéancier. Les déclarations d'intentions sont encourageantes, mais on veut du concret» affirme-t-il. La communauté doit rester vigilante et continuer de mettre la pression sur les députés et le gouvernement pour la suite de ce dossier».

Même son de cloche du côté de la FESFO qui indique qu'il «reste beaucoup de travail à faire».

Ces deux organismes souhaitent la nomination d'un conseil des gouverneurs transitoire afin d'assurer la mise sur pied d'une université d'ici 2018. Tant le RÉFO que la FESFO souhaitent installer l'université dans la région de Toronto. Le projet de loi ne fait pas mention d'un éventuel emplacement. Il reviendra un conseil d'administration de trancher.

«Le sud de l'Ontario va accueillir la moitié de la population francophone de la province dans les prochaines années. Or, seulement 3 à 7% des programmes en éducation sont offerts en français dans le sud de la province. On veut avoir une main-d'oeuvre bilingue et outillée», explique M. Dupuis.

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