Possible grève de trois jours en décembre

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De nouveaux jours de grève pourraient toucher le milieu scolaire de l'Outaouais, puisque les membres du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) se prononceront mercredi soir sur une proposition prévoyant un débrayage les 9, 10 et 11 décembre.

Joint à Montréal où il participait mardi à une rencontre de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), le président du SEO, Claude Tardif, a indiqué que les délégués de la région ont convenu de recommander l'adoption d'un mandat de grève légale pour les 9, 10 et 11 décembre.

Cela porterait à onze le total anticipé de jours de grève dans le réseau de l'éducation de la région cet automne. Le personnel de soutien et le personnel professionnel, membres du front commun, ont déjà débrayé trois jours, et prévoient répéter l'exercice les 1er, 2 et 3 décembre.

Les enseignants membres du SEO ont quant à eux déjà observé deux jours de grève, sur un mandat qui en prévoyait trois. Deux autres jours s'ajouteront donc à celle qui restait en banque s'ils approuvent la proposition de leur exécutif, mercredi soir, lors de leur assemblée générale au Palais des congrès de Gatineau. Les autres syndicats affiliés à la FAE pourraient devoir se prononcer sur une proposition similaire prochainement.

Avant même la tenue de l'assemblée générale régionale, Claude Tardif a bon espoir de voir la recommandation pour trois jours de grève en décembre être acceptée, puisqu'il qualifie de «gifle au visage» le «nouveau dépôt cosmétique» du président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux.

«On vient encore d'avoir la confirmation, au niveau de la table de négociation, que le gouvernement veut un règlement à coût nul, ce qui est inacceptable pour nos membres, dit-il. [...] Jusqu'en 2029, la population scolaire va aller en grandissant, donc comment peut-on penser que si on ne peut même pas répondre aux besoins des élèves présentement, on pourra y répondre au cours des prochaines années? On se dirige vers de l'épuisement professionnel pour les enseignants.»

Le SEO représente quelque 5100 membres du personnel enseignant des commissions scolaires des Draveurs, des Portages-de-l'Outaouais et au Coeur-des-Vallées.

Les enseignants membres du SEO poursuivent par ailleurs divers moyens de pression déjà en place. Ils remettent notamment les notes des bulletins sous forme manuscrite et entendent «continuer à perturber les rencontres convoquées par les directions».

Journée pédagogique annulée à la CSD

Par ailleurs, la Commission scolaire des Draveurs (CSD) transformera la journée pédagogique du 6 janvier en journée de classe.

Cette décision a été prise lundi soir par les commissaires afin de compenser une partie des heures perdues en raison du mouvement de grève en cours dans le réseau de l'éducation. Les élèves devront donc retourner en classe une journée plus tôt que prévu après le congé des Fêtes.

Le président de la CSD, Claude Beaulieu, a indiqué que des journées pédagogiques ultérieures pourraient aussi être transformées en journées de classe, en fonction du nombre total de jours de débrayage.

Les commissions scolaires des Portages-de-l'Outaouais et au Coeur-des-Vallées n'ont pas encore pris de décision. 

La CSD appuie ses syndiqués

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Le président de la CSD, Claude Beaulieu

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Le président de la CSD, Claude Beaulieu, appuie les revendications des syndiqués du milieu de l'éducation et espère «un règlement avantageux pour son personnel».

Dans une lettre sur «les défis de réussite», M. Beaulieu rappelle que la CSD a dû, ces dernières années, «effectuer des compressions importantes dans ses services directs et indirects à l'élève». Il ajoute que «l'insatisfaction» des membres du personnel à l'égard de leurs conditions de travail s'ajoute au contexte de compressions budgétaires, et leur offre un appui dans les négociations actuelles avec le gouvernement.

Tout en espérant un «règlement rapide», M. Beaulieu souligne que «la direction de la CSD est convaincue que de meilleures conditions de travail et un environnement éducatif de qualité sont justifiés pour [les membres de] notre personnel puisqu'ils sont la base des interventions professionnelles qui appuient la réussite de nos élèves».

Le président du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, Claude Tardif, estime toutefois que l'opinion du président de la CSD ne se reflète pas dans les décisions prises par les élus scolaires. «Une bonne façon de montrer son appui aux enseignants, ça aurait été de voter contre la motion qui remplace une journée pédagogique par une journée de classe», a réagi M. Tardif.

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