Les enseignants de l'Outaouais affûtent leurs armes

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Patrick Woodbury, LeDroit

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Quelque 5100 enseignants de l'Outaouais statueront la semaine prochaine sur les stratégies à mettre de l'avant afin de faire connaître leur mécontentement au gouvernement.

Les délégués du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) de chaque établissement se rencontreront lundi afin d'établir quelles recommandations seront faites à l'assemblée générale deux jours plus tard.

«Tous les membres qui se présenteront prendront une décision sur la façon dont nous allons hausser le ton», a indiqué le président du syndicat, Claude Tardif.

Les membres du SEO, un syndicat affilié à la Fédération autonome de l'enseignement, ont encore en banque l'une des trois journées de grève prévues au mandat adopté au printemps dernier. Ils devront donc décider s'ils souhaitent aller de l'avant avec cette troisième journée de débrayage, mais pourraient aussi y ajouter d'autres moyens de pression.

Claude Tardif souligne toutefois que les choses pourraient évoluer autrement si le gouvernement change de position.

«Si on s'est retiré [de la table sectorielle de négociations], c'est parce que le gouvernement demeure dans sa logique du coût nul, alors que pour nous, c'est évident qu'on ne peut pas avoir un règlement sans qu'il n'y ait d'investissements dans le réseau de l'éducation, affirme-t-il. S'il advenait que la partie patronale accepte de changer son discours quant à un règlement à coût nul, nous sommes prêts à faire une proposition globale, à revoir nos demandes et à faire un tout.»

Journées pédagogiques

Le président du SEO s'oppose par ailleurs à la possibilité que des commissions scolaires transforment des journées pédagogiques en journées de classe afin de compenser les jours de grève.

Les commissions scolaires des Draveurs, des Portages-de-l'Outaouais et au Coeur-des-Vallées ont déjà connu cinq jours de débrayage, soit deux journées par les enseignants et trois jours par le personnel professionnel et de soutien affilié au front commun. Trois autres jours de grève sont prévus par le front commun au début décembre.

«C'est très décevant de la part de nos directions d'établissements et des commissions scolaires [de vouloir modifier le calendrier scolaire], estime M. Tardif. C'est vraiment une dévalorisation du travail fait par les enseignantes et les enseignants, parce que les journées pédagogiques ne sont pas des congés. On rencontre d'autres enseignants, on corrige, on planifie. C'est comme si nos patrons nous disaient qu'enseigner, c'est de l'improvisation.»

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