Débrayage du personnel de soutien à l'UQO

Les 185 employés de soutien de l'UQO ont... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Les 185 employés de soutien de l'UQO ont manifesté devant les trois pavillons de l'institution, à Gatineau et Saint-Jérôme.

Patrick Woodbury, LeDroit

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L'Université du Québec en Outaouais (UQO) et ses 185 employés de soutien sont à couteaux tirés.

Face à l'impasse qui persiste dans les négociations pour le renouvellement de leur convention collective, ces derniers ont décidé de débrayer jeudi et vendredi.

Des lignes de piquetage avaient été érigées devant toutes les portes d'entrée des trois pavillons de l'institution à Gatineau et Saint-Jérôme. Certains étudiants ont rebroussé chemin, alors que d'autres pénétraient malgré tout à l'intérieur.

Aucun cours n'a été officiellement annulé par l'UQO, qui a rappelé tout au long de la journée que les activités étaient maintenues, mais certains professeurs ont décidé de ne pas dispenser des cours par solidarité pour leurs collègues, qui sont sans contrat de travail depuis 18 mois.

Par l'entremise des médias, une guerre de mots s'est même ouverte entre le recteur Denis Harrisson et la présidente du Syndicat du personnel de soutien de l'UQO (SPSUQO), Lynda Thibault.

Si cette dernière affirme que l'information à l'effet que le mandat de grève serait exercé a été acheminée en fin d'après-midi la veille à la direction des ressources humaines, le recteur a de son côté une toute une autre version des faits. Il prétend que la direction l'a appris à la dernière minute, à la suite de coulage d'informations.

«Ça me déçoit beaucoup, car les relations de travail reposent sur la bonne entente et une bonne communication», a-t-il commenté, ajoutant avoir personnellement téléphoné à Mme Thibault en soirée pour lui dire qu'une offre était sur la table mais que celle-ci a mis fin à la conversation après quelques minutes.

La principale intéressée réplique que la proposition n'est tout simplement pas raisonnable et que l'UQO demeure campée sur les mêmes positions qu'en avril dernier. À l'inverse, le syndicat a mis de l'eau dans son vin en faisant des concessions, dit-elle.

«Désinformation»

«Le recteur fait de la désinformation parce que rien de concret n'a été déposé sur la table. Nous, on a fait une contre-proposition et on a eu aucun retour là-dessus. Quand il parle d'une offre, c'est totalement faux», indique Mme Thibault.

Les employés de soutien ont voté à 86% en faveur d'un mandat de grève de cinq jours à la fin octobre.

Une rencontre de la dernière chance en présence d'un conciliateur mercredi à la table de négociation n'a pas permis de dénouer l'impasse.

Encore là, les deux parties ont des versions qui diffèrent totalement, le syndicat disant s'être retiré de la table après à peine 15 minutes alors que le recteur affirme que les discussions se sont étalées sur quelques heures.

«Je suis très déçue, on voyait le fait d'avoir un nouveau recteur comme une sorte de carte maîtresse, mais il ne bouge sur rien. Il disait avoir du respect pour le personnel de soutien, mais si c'est ça son respect, on peut s'en passer», se désole la présidente du SPSUQO.

M. Harrisson, lui, espère en arriver rapidement à une entente équitable pour les deux parties.

«Notre offre salariale, elle suit la politique salariale gouvernementale et on reconsidérerait aussi les classifications, si bien que plusieurs employés auraient une augmentation. C'est une offre qui est quand même très avantageuse. On s'est entendu avec les professionnels, et c'est exactement ce qu'on leur a offert aussi», soutient-il.

En plus de la seconde journée de grève vendredi, les syndiqués comptent perturber quelque peu la Collation des grades de l'UQO samedi au Palais des congrès de Gatineau, en distribuant des tracts.

«On va être visibles et essayer de déranger. On veut passer le message pour mettre un peu de pression. Mais ce n'est rien de majeur, car c'est une journée importante pour les étudiants», conclut Mme Thibault.

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