L'Université d'Ottawa planifie l'avenir

Il n'y a pas que les municipalités qui se dotent de plans d'urbanisme.... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Il n'y a pas que les municipalités qui se dotent de plans d'urbanisme. L'Université d'Ottawa a adopté les résultats d'un exercice semblable, lundi soir.

Le plan directeur du campus a donc été entériné par le Bureau des gouverneurs, un plan qui donne un aperçu de ce à quoi pourraient ressembler les installations de l'Université d'Ottawa d'ici quelques années. Une chose est certaine, le visage de l'institution est sur le point de changer passablement.

Évidemment, il y a des intouchables clairement identifiés, comme le pavillon Tabaret ou encore les plus récents bâtiments dont le pavillon des sciences sociales et le Centre de recherche Max-Planck. Le plan directeur cible ces bâtiments qui doivent demeurer en place, mais aussi ceux qui peuvent être rénovés, reconstruits ou encore démolis.

Selon le coprésident du comité consultatif sur le développement du campus, Khalil Shariff, les démolitions suggérées dans le plan directeur auraient principalement comme objectif de créer de nouveaux espaces verts et pour faciliter les déplacements sur le campus.

«[Le plan] identifie les endroits où il y a un potentiel de développement, ainsi que les bâtiments existants qui, un jour, doivent faire l'objet d'une réflexion sur leur remplacement. C'est toujours parce qu'il faut investir de l'argent de toute façon, ça devient une opportunité [...] de concevoir l'espace de façon différente.»

Le plan directeur identifie certains importants développements potentiels. L'Université d'Ottawa pourrait notamment profiter de la présence du train léger pour étendre son campus vers le sud et faire un lien avec ses installations sur l'avenue Lees.

Le plan comprend également une nouvelle vision pour l'avenue King Edward - particulièrement entre les rues Laurier et Somerset. L'Université d'Ottawa pourrait établir des partenariats avec des entreprises privées pour en faire une avenue commerciale et plus accessible aux piétons. Selon M. Shariff, il y aurait possiblement des commerces au premier étage et des classes ou des résidences aux étages supérieurs.

Par ailleurs, Khalil Shariff se veut rassurant pour ceux qui s'inquiètent de la protection du patrimoine avec autant de changements dans le collimateur. Une annexe au plan directeur propose une analyse de la valeur patrimoniale de chaque bâtiment sur une base individuelle, ainsi que de certains secteurs du campus. De cette façon, aucun risque de construire, par exemple, une tour de 20 étages à côté d'une maison historique.

M. Shariff ajoute que le plan directeur n'est pas spécifiquement conçu de façon à augmenter le nombre d'espaces étudiants, de résidences et de salles de classe pour répondre à une augmentation du corps étudiant. Les endroits où le développement est possible sont toutefois clairement identifiés, si jamais l'Université souhaite accueillir une plus large clientèle dans le futur.

«Le plan stratégique 2020 recommande de ne pas augmenter le nombre d'étudiants. Mais, si la décision est prise de reprendre la croissance, le plan pourrait accommoder cette décision.»

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