Plus de 80% des profs franco-ontariens ratifient l'entente

Carol Jolin, président de l'Association des enseignants franco-ontariens... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Carol Jolin, président de l'Association des enseignants franco-ontariens

Martin Roy, Archives LeDroit

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Les professeurs franco-ontariens ont ratifié, dans une proportion de 80,16%, leur entente de principe avec le gouvernement de l'Ontario et le Conseil des associations d'employeurs (CAE).

Les quelque 10 000 membres de l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) avaient jusqu'à 13h30 jeudi pour faire entendre leur voix, après que les grandes lignes du nouveau pacte aient été finalisées à la mi-septembre.

Ils ont répondu par «un vote de ratification fort», a affirmé le président du syndicat, Carol Jolin, qui a préféré taire la proportion exacte. LeDroit a toutefois obtenu ce chiffre de sources sûres.

«Il y a plus d'un an, l'AEFO avait entamé les négociations avec des objectifs. Nous avons atteint plusieurs d'entre eux et nous sommes persuadés que dans son ensemble, il s'agit d'une bonne entente pour nos membres et pour la qualité de l'enseignement des élèves dans les écoles de langue française en Ontario», a déclaré M. Jolin.

La partie syndicale a notamment obtenu une journée pédagogique supplémentaire et une augmentation salariale.

«Nous avons aussi mis en place un processus pour que l'AEFO gère leurs avantages sociaux dès 2017. Des améliorations aux congés et aux tâches (connexes) des enseignants ont aussi été négociées.»

M. Jolin rappelle que contrairement à leurs homologues anglophones, les enseignants francophones ont beaucoup moins de ressources à leur disposition, ce qui peut les surtaxer et mener à l'épuisement professionnel.

Le président de l'AEFO laisse entendre que peu de «concessions majeures» ont dû être faites par le syndicat afin d'obtenir tous ces gains. «Évidemment, il ne s'agit pas d'une entente où nous avons brassé mer et monde afin d'obtenir toute notre liste de Noël», a-t-il illustré.

La menace d'une grève du zèle, proposée pour le 18 septembre dernier, avait activé les négociations et permis de conclure l'entente de principe à quelques heures de la mobilisation dans les écoles.

Le CAE, qui représente les conseils scolaires, avait d'ailleurs salué le pacte à l'époque. «Cette ronde de négociations fut complexe compte tenu de la situation économique actuelle de la province et je félicite les parties pour avoir négocié un accord répondant aux besoins de tous», avait affirmé leur porte-parole, Jean Lemay.

Maintenant que les deux parties se sont entendues à la table centrale provinciale, d'autres négociations doivent se tenir sur la scène locale. Chacune des unités locales du syndicat devra s'entendre sur des enjeux plus locaux avec les 12 conseils scolaires francophones de l'Ontario.

«Il est difficile de prévoir comment ces négociations se dérouleront, mais les gros morceaux ayant une enveloppe monétaire ont été acceptés à la table provinciale», se félicite M. Jolin.

L'entente provinciale sera en vigueur jusqu'au 31 août 2017.

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