Des élèves manifestent en plein jour contre les compressions

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La pluie parfois forte n'a pas empêché les élèves de maniester pendant près de trois heures, mardi après-midi.

Benoit Sabourin, LeDroit

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Au moins 200 élèves de l'école secondaire Hormisdas-Gamelin, dans le secteur Buckingham, ont bruyamment manifesté pendant les heures de cours, mardi, contre les compressions gouvernementales en éducation.

La pluie parfois forte n'a pas empêché l'imposant groupe de manifestants de prendre place devant l'établissement pendant près de trois heures, scandant haut et fort à certains moments «L'éducation n'est pas une option».

Organisée principalement par l'entremise des réseaux sociaux, la manifestation a été tenue pendant les heures de cours afin que le «message passe», ont indiqué les organisateurs du mouvement au représentant du Droit.

Tamika Boudreault, l'une des organisatrices de la manifestation, soutient que l'initiative a pris forme en raison des récentes annonces de coupures dans les activités de l'école. La mobilisation a également été organisée à la veille de la grève générale des enseignants qui se déroule aujourd'hui dans plusieurs régions du Québec, en soutien à ceux-ci.

«On veut montrer que nous sommes solidaires avec les professeurs qui s'en vont en grève pour la jeunesse de plus tard», a affirmé l'élève de cinquième secondaire.

Des activités annulées

Les négociations entre Québec et les syndicats d'enseignants et le spectre des compressions supplémentaires dans le milieu de l'éducation ont maintenant des conséquences directes à l'intérieur des établissements, affirment les manifestants.

À Hormisdas-Gamelin, les spectacles annuels Multitude et Secondaire en spectacle n'auront pas lieu au printemps prochain. Plusieurs activités parascolaires, comme des voyages organisés et le bal des finissants, sont également en suspens.

«Si les jeunes viennent à l'école et qu'ils n'ont pas de motivation avec les activités, ils ne seront plus intéressés. On parle aussi de couper des mesures d'aide pour les élèves, mais il ne faut pas laisser faire ça. Il faut les aider parce que ça fait des élèves qui vont décrocher», peste Tamika Boudreault.

«Les profs coupent sur les périodes de récupération et sur les explications parce qu'on a trop de matière à voir en moins de temps. En plus, on veut ajouter des élèves dans les classes. C'est nous qui sommes pénalisés dans tout ça», déplore pour sa part Alexandra, une élève de cinquième secondaire.

Les organisateurs espèrent que le mouvement de manifestation s'étendra à l'ensemble du réseau public du Québec.

La CSCV réagit

De son côté, le président de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV), Jocelyn Fréchette, a indiqué qu'il s'agissait d'un événement «surprise» et que l'administration n'était pas au courant.

La CSCV ne cautionne pas la manifestation puisque celle-ci s'est faite pendant les heures de cours.

«C'est sûr qu'on endosse pas les manifestations durant les périodes de classe. Il y a des places et des forums où les gens qui sont touchés par les compressions peuvent venir exprimer leurs doléances, comme c'est le cas avec le conseil des commissaires», a affirmé M. Fréchette.

Le président de la commission scolaire a précisé que les élèves ayant séché leurs cours, lundi après-midi, verront une absence non motivée être ajoutée à leur dossier en vertu de la politique d'absentéisme de l'établissement. Les parents des élèves concernés seront avisés de la situation.

Les manifestants interrogés ont affirmé au Droit qu'ils endosseraient les conséquences de leur absence en classe.

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