Entente de principe pour les profs franco-ontariens

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«On fête le point culminant d'un an de négos, se réjouit le président de l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), Carol Jolin, lorsque joint à Toronto mercredi soir. L'adrénaline est en train de redescendre. On est très heureux.»

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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Après une longue année de négociation, les professeurs franco-ontariens ont conclu une entente de principe avec le gouvernement de l'Ontario.

«On fête le point culminant d'un an de négos, se réjouit le président de l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), Carol Jolin, lorsque joint à Toronto mercredi soir. L'adrénaline est en train de redescendre. On est très heureux.»

L'entente de principe demeurera confidentielle jusqu'à ce que les quelque 10 000 membres de l'AEFO la ratifient, ce qui devrait être fait le 16 octobre au plus tard. Si elle est acceptée, la nouvelle convention collective sera valide jusqu'au 31 août 2017.

La grève du zèle qui devait se tenir jeudi dans les écoles de langue française de l'Ontario est donc évitée.

L'AEFO avait expliqué que le recours à ce moyen de pression était nécessaire parce que l'offre patronale considère «les francophones (comme) des employés de deuxième classe». Le syndicat exigeait du gouvernement une entente semblable à celles accordées à deux syndicats anglophones. Ce qui est maintenant fait, dit M. Jolin.

«On a une entente qui est équitable par rapport à ce qui a été négocié avec les deux autres syndicats. On est donc très satisfaits dans le sens que cela tienne compte du bien-être de nos membres et de la qualité de l'éducation dans nos écoles françaises», dit-il.

Après s'être entendus sur les clauses salariales et monétaires au niveau provincial, les professeurs devront maintenant ratifier des ententes locales. «Le coût des augmentations salariales est compensé par d'autres modifications aux conventions collectives, a pour sa part souligné par communiqué la ministre de l'Éducation, Liz Sandals. Je suis ravie que les parties, grâce à leur dévouement indéfectible, aient su trouver des réponses à des questions difficiles.»

La Fédération des enseignantes-enseignants des écoles élémentaires de l'Ontario (FEO) est le seul syndicat qui négocie toujours avec le gouvernement ontarien.

Aussi présent à la table de négociation, le Conseil des associations d'employeurs, qui représente les conseils scolaires, a aussi tenu à réagir, mercredi soir.

«Nous avons toujours eu foi qu'une entente serait conclue en début d'année scolaire. Cette ronde de négociations fut complexe compte tenu de la situation économique actuelle de la province et je félicite les parties pour avoir négocié un accord répondant aux besoins de tous», a affirmé son porte-parole, Jean Lemay.

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