Grève du zèle des profs franco-ontariens

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Les moyens de pression utilisés seront déterminés «au cours des prochains jours» et seront transmis aux syndiqués, a signalé l'AEFO.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Une grève du zèle sera déclenchée par les professeurs franco-ontariens à compter de vendredi prochain.

L'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) a officiellement déposé un avis de grève à la suite d'une impasse dans ses pourparlers avec le gouvernement de l'Ontario et les dirigeants des conseils scolaires francophones.

Autrefois prometteuses, les négociations entre le syndicat de quelque 10 000 professeurs francophones de l'Ontario et la province ont frappé un mur cette semaine.

Dans une lettre envoyée à ses membres, et dont LeDroit a obtenu copie, l'AEFO explique les raisons du déclenchement d'une grève du zèle le 18 septembre.

À son avis, le gouvernement refuse de financer adéquatement un régime provincial d'avantages.

«C'est condamner les membres de l'AEFO à éponger les pertes financières», peut-on lire.

Par ailleurs, le refus de donner des conditions de travail équitables au personnel suppléant et celui d'alléger la tâche des professeurs est aussi critiqué par le syndicat. «C'est refuser de reconnaître que les risques d'épuisement professionnel sont de plus en plus élevés pour le personnel enseignant», plaide-t-on.

L'AEFO déclare par ailleurs n'être pas prête à signer une entente «qui considère que les francophones sont des employés de deuxième classe», et milite pour «l'équité, pas l'égalité» pour le personnel enseignant francophone.

Le président du syndicat, Carol Jolin, n'a pas voulu commenter le dossier vendredi puisque toutes les parties poursuivent toujours les négociations.

«Par conséquent, l'AEFO ne peut pas discuter publiquement de la négociation, ni des mesures de grève possibles, pour l'instant», a laissé entendre Marilyne Guèvremont du service des communications de l'organisme.

Les moyens de pression utilisés seront déterminés «au cours des prochains jours» et seront transmis aux syndiqués, a-t-on signalé.

Cette décision a toutefois fait pester plusieurs professeurs sur les réseaux sociaux vendredi. «Si je bataille, je veux savoir pour quoi exactement. Pas des grandes lignes», a commenté l'un de ceux-ci.

Au début juin, les membres du syndicat s'étaient prononcés en faveur d'un mandat de grève dans une proportion de 93%.

La Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO) et l'Association des enseignants catholiques anglophones ont signé une nouvelle convention collective au cours des dernières semaines. La Fédération des enseignantes-enseignants des écoles élémentaires de l'Ontario (FEO) négocie toujours avec le gouvernement ontarien.

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