Les enseignants de l'Outaouais en grève le 30 septembre

Les enseignants des commissions scolaires des Draveurs, des... (Ivanoh Demers, Archives La Presse)

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Les enseignants des commissions scolaires des Draveurs, des Portages-de-l'Outaouais et Au-Coeur-des-Vallées, seront en grève le 30 septembre prochain.

Ivanoh Demers, Archives La Presse

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Les enseignants de trois commissions scolaires de l'Outaouais seront en grève le 30 septembre afin de réclamer de meilleures conditions de travail et de dénoncer les compressions gouvernementales dans le réseau de l'éducation, un débrayage qui se répétera une seconde journée en octobre.

Les parents des élèves fréquentant une école située sur les territoires de la Commission scolaire des Draveurs (CSD), de la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) et de la Commission scolaire Au-Coeur-des-Vallées devront fort probablement garder leurs enfants à la maison ou les faire garder le 30 septembre, puisque les enseignants observeront la première des trois journées de leur mandat de grève.

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE), qui représente quelque 34 000 membres au Québec, prévoit aussi une autre journée de débrayage sous forme rotative, entre le 14 et le 30 octobre.

Le président du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO), Claude Tardif, a fait savoir que cette deuxième journée de grève se fera le même jour pour les trois commissions scolaires de la région qui sont concernées. Du côté francophone, les enseignants de la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l'Outaouais sont les seuls de la région à faire partie d'un autre syndicat.

«La troisième journée reste à fixer, en fonction de l'avancement des travaux aux tables de négociation», a indiqué la FAE.

Les quelque 5100 membres du (SEO) participeront au mouvement de grève, qui touchera les établissements publics d'enseignement préscolaire, primaire, secondaire, de la formation professionnelle et de la formation générale aux adultes.

Claude Tardif estime que les enseignants ont l'appui de la population dans ce conflit qui les opposent au gouvernement Couillard. Des chaînes humaines visant à «protéger» l'école publique ont notamment été organisées par des parents devant environ 200 établissements de la province, le 1er septembre.

Depuis la rentrée, les enseignants adoptent divers moyens de pression. Ils se limitent entre autres aux 32 heures pour lesquelles ils sont rémunérés chaque semaine.

«Notre colère est grande, souligne M. Tardif. On vit une très grande insatisfaction, parce qu'on ne peut pas accepter que le dépôt patronal passe.»

Les commissions scolaires touchées devront déterminer si elle comptent ouvrir les services de garde de leurs écoles lors des journées de débrayage. Une telle option n'est toutefois pas sans risque, puisque s'il y a des piquets de grève devant les établissements, les éducateurs ne les traverseront sans doute pas, a indiqué le président du Syndicat du soutien scolaire de l'Outaouais (SSSO), Pierre Provençal.

Le personnel de soutien pourrait d'ailleurs lui aussi se doter d'un mandat de grève. M. Provençal a fait savoir que les quelque 1800 membres de son syndicat, qui couvre la CSD et la CSPO, se prononceront le 16 septembre sur un mandat de grève de six jours.

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