Enseignants et parents dénoncent les compressions

Une chaîne humaine avait été en juin devant... (Benoit Sabourin, collaboration spéciale, LeDroit)

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Une chaîne humaine avait été en juin devant l'école Saint-Michel, dans le secteur Buckingham, pour dénoncer les compressions imposées par Québec au réseau de l'éducation. Des actions similaires se répéteront mardi matin devant au moins cinq établissements de l'Outaouais.

Benoit Sabourin, collaboration spéciale, LeDroit

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Alors que les membres du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) ont toujours dans leur poche un mandat de grève légale de trois jours, des chaînes humaines de parents souhaitant «protéger leur école publique» se dresseront, mardi matin, devant au moins cinq établissements de la région.

La présence de nombreux parents est attendue une demi-heure avant le début des classes devant les écoles de l'Escalade, du Bois-Joli et des Belles-Rives, dans le secteur Gatineau, de même que devant les écoles du Boisé et Saint-Michel, dans le secteur Buckingham.

Les parents qui participeront au mouvement «Je protège mon école publique» créeront une chaîne humaine dans le but de dénoncer les compressions imposées au système d'éducation.

À l'échelle provinciale, de tels gestes se répéteront devant au moins 230 écoles. Pour le président du SEO, Claude Tardif, le soutien que démontreront les parents en participant à une chaîne humaine vient renforcer la motivation des enseignants à faire valoir l'importance des investissements dans le système d'éducation.

«On est bien content d'avoir un tel appui de la population envers le système public d'éducation», souligne M. Tardif. En se basant sur cet appui, les enseignants estiment que les parents les comprendront s'ils vont de l'avant avec le mandat de grève légale de trois jours, qui a obtenu l'appui de 91,4 % des membres du SEO.

Les syndicats régionaux affiliés à la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) se réuniront jeudi et vendredi afin de faire le point sur les négociations avec le gouvernement, et pour établir leur plan de match et les moyens de pression à venir.

Déjà, les membres du SEO entendent se limiter aux 32 heures de travail pour lesquelles ils sont rémunérés chaque semaine. «Nos membres cessent le bénévolat, lance M. Tardif. Nous allons aussi perturber les rencontres convoquées par les directions.»

Certains enseignants ont aussi décidé de ne pas donner de devoirs à leurs élèves en ce début d'année, tandis que d'autres prévoient s'abstenir de participer à des activités organisées en dehors des heures de classe.

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