L'école primaire divise à La Pêche

La CSPO prévoit faire une demande à Québec... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Agrandir

La CSPO prévoit faire une demande à Québec pour agrandir l'un des deux édifices de l'école Au-Coeur-des-Collines.

Patrick Woodbury, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La municipalité de La Pêche et la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) ne s'entendent pas sur la manière d'accroître la capacité d'accueil d'élèves du primaire. Les autorités municipales revendiquent la construction d'une école flambant neuve, tandis que la CSPO prévoit demander seulement un agrandissement.

L'école primaire Au-Coeur-des-Collines n'est pas un établissement primaire conventionnel, puisqu'elle est séparée en deux bâtiments. L'immeuble Sainte-Cécile accueille les élèves du préscolaire à la 2e année, tandis que les plus vieux fréquentent l'immeuble La Pêche, situé tout près. L'immeuble Sainte-Cécile n'a pas de gymnase, ce qui force les élèves à suivre leurs cours d'éducation physique dans un autre type de local. Les élèves de l'immeuble La Pêche peuvent quant à eux emprunter une passerelle jusqu'à l'école secondaire pour accéder à un gymnase.

La CSPO prévoit faire une demande à Québec pour agrandir l'un des deux édifices. « On a l'intention, lors du prochain conseil, de proposer un ajout de six locaux et d'un gymnase à Sainte-Cécile, indique la présidente de la CSPO, Johanne Légaré. [...] On a constaté que cet ajout pourrait répondre à tous nos besoins pour au moins une dizaine d'années par rapport aux données démographiques. [...] Même si ce sont des écoles de Duplessis, ça ne veut pas dire qu'elles ne sont pas adaptées à la clientèle. »

L'ancien commissaire scolaire du secteur, Michel Gervais, ne voit pas les choses du même oeil. Conseiller municipal à La Pêche, il estime qu'une nouvelle école est nécessaire afin de réunir tous les élèves sous un même toit et de leur offrir un gymnase.

« Les deux écoles datent des années 1950, elles sont très désuètes, affirme M. Gervais. La CSPO a mis beaucoup d'argent pour les fenêtres et la fosse septique de l'école Sainte-Cécile. C'est beau rénover, mais à la longue, ça va coûter combien? L'autre élément, c'est qu'il n'y a aucun gymnase. On est en 2015, et les cours se donnent dans une petite salle multifonctionnelle. Ce n'est pas adéquat. »

Lors d'une réunion tenue le 17 août, les élus de La Pêche ont adopté à l'unanimité une résolution pour signifier à la CSPO qu'ils refusent sa proposition initiale « de contribuer financièrement à la rénovation et l'agrandissement d'un gymnase dans l'établissement actuel ».

Le conseil municipal de La Pêche affirme, dans sa résolution, être prêt à participer au projet si la CSPO révise sa position et opte pour une construction neuve. Le cas échéant, la municipalité se dit prête à dégager 600000 $ sur 15 ans pour contribuer au projet, et à céder gratuitement un terrain pour une nouvelle école. Selon M. Gervais, la contribution financière servirait à la construction d'un gymnase double (au lieu d'un simple), en autant que la municipalité obtienne l'aval du ministère des Affaires municipales afin d'établir un protocole d'entente pour un tel partenariat.

Selon M. Gervais, les élèves francophones de La Pêche méritent une nouvelle école, au même titre que les élèves anglophones, qui fréquentent depuis peu un établissement tout neuf, muni d'un gymnase.

De son côté, Johanne Légaré rappelle que la décision finale sur les projets à subventionner reviendra au ministère de l'Éducation, au terme de l'analyse du dossier.

Deux écoles plutôt qu'une

Après avoir d'abord ciblé le quartier du Plateau, puis le secteur Aylmer, pour y établir une nouvelle école secondaire, la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) pourrait couper la poire en deux et réclamer à Québec des subventions pour deux nouveaux établissements.

Alors que les commissaires doivent statuer lors de leur réunion du 9 septembre prochain sur les demandes de subventions à envoyer à Québec, la présidente de la CSPO, Johanne Légaré, a affirmé au Droit qu'un nouveau scénario était sur la table.

« On a continué à étudier le dossier, explique-t-elle. Au départ, on a vraiment besoin de 1600 places pour une école secondaire, au plus tard d'ici 2019. Mais on a réétudié les besoins de la clientèle, et on va demander au ministère, au lieu d'avoir une école de 1600 places, d'en avoir deux plus petites, d'environ 800 places chacune. »

Mme Légaré affirme que si Québec donne son aval à un tel plan, il est essentiel qu'une des deux écoles réclamées soit érigée dans le secteur Aylmer. Il faudrait cependant des analyses supplémentaires pour déterminer à quel endroit l'autre devrait être établie, mais le quartier du Plateau, dans le secteur Hull, fait partie des options.

Un terrain du village urbain du Plateau est déjà identifié dans l'éventualité où les besoins se feraient sentir, puisque la CSPO avait déjà évoqué la possibilité d'y installer la prochaine école secondaire de son territoire. Elle avait ensuite réévalué la situation, pour finalement se tourner vers Aylmer.

Si Québec accepte de financer la construction de deux écoles secondaires de plus petite taille, Johanne Légaré aimerait qu'au moins l'une des deux soit prête à temps pour l'année scolaire 2017-2018. La présidente de la CSPO estime par ailleurs que les coûts pour la construction de deux plus petites écoles ne seraient pas nécessairement plus élevés que pour une seule grosse école.

À cette demande pour de nouvelles places au secondaire devraient s'ajouter deux requêtes pour des écoles primaires dans le secteur Aylmer, en plus d'une demande pour un agrandissement de l'école primaire Au-Coeur-des-Collines, à La Pêche.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer