Assimilation par le sport: le CEPEO gagne un premier pari

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La réglementation au coeur du litige a été adoptée en septembre 2012 par l'Ontario Federation of School Athletic Associations (OFSAA), l'organisme régissant les compétitions sportives scolaires à l'échelle provinciale.

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Le Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO) vient de remporter la première manche de sa bataille juridique visant à invalider un règlement qu'il juge discriminatoire à l'endroit des élèves de ses programmes sport-études, a appris LeDroit.

Le juge Robert Beaudoin a accordé jeudi une injonction au conseil scolaire permettant du coup à 47 athlètes de l'école secondaire publique Louis-Riel d'Ottawa de prendre part cette année à des compétitions sportives provinciales de haut calibre.

«Nous sommes tellement heureux de la nouvelle, car les élèves pourront choisir l'école de leur choix en fonction de la passion qui les anime. Cette nouvelle est des plus réjouissantes en ce début d'année scolaire», s'est réjouie Édith Dumont, directrice de l'éducation du CEPEO.

Déposée par le conseil scolaire, la démarche juridique vise à permettre aux élèves de participer aux compétitions sportives scolaires en attendant le dénouement de leur conflit avec l'Ontario Federation of School Athletic Associations (OFSAA), l'organisme qui régit le sport étudiant en province.

Un règlement imposé en septembre 2012 par ce dernier est au coeur du litige. Il oblige les élèves ontariens inscrits dans un programme sport-études de résider dans un certain rayon de leur école afin de participer aux championnats sportifs interscolaires, lieu de prédilection pour les recruteurs professionnels évaluant le talent des jeunes athlètes.

Observant que des élèves francophones d'Ottawa étaient forcés d'étudier en anglais pour participer à ces compétitions, le CEPEO avait décidé d'amener l'OFSAA, et par extension la province de l'Ontario, devant les tribunaux, afin de mettre fin à cette forme d'assimilation par le sport.

«Les élèves francophones ayant un choix limité de programmes spécialisés, en raison de notre situation minoritaire, doivent compter sur notre capacité de les accueillir, peu importe leur provenance», a ajouté Mme Dumont.

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