L'école publique traitée avec mépris, dénonce le président de la CSD

Le président de la Commission scolaire des Draveurs,... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

Le président de la Commission scolaire des Draveurs, Claude Beaulien, souligne qu'environ 35% des écoles de la CSD «sont forcées de se tourner vers la communauté pour les aider à subvenir à leurs besoins».

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le président de la Commission scolaire des Draveurs (CSD), Claude Beaulieu, affirme que le gouvernement libéral de Philippe Couillard traite avec «mépris» le système public d'éducation, ses gestionnaires, ses travailleurs et ses élèves.

Dans une lettre transmise jeudi aux médias, intitulée Priver l'école publique, M. Beaulieu reprend les arguments soulevés il y a quelques jours par la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) pour décrier les «compressions d'un milliard de dollars que les commissions scolaires ont dû éponger depuis 2010». Mince consolation pour la CSD : elle a récemment appris qu'elle sera autorisée à enregistrer un déficit de 1,9 million $ pour 2015-2016, a fait savoir son président. La CSD, qui doit adopter son budget au cours des prochaines semaines, n'aura donc pas à faire davantage de compressions que celles déjà annoncées pour l'année en cours, mais devra réussir à équilibrer son budget l'année prochaine.

Dans sa lettre, M. Beaulieu souligne également qu'environ 35 % des écoles de la CSD «sont forcées de se tourner vers la communauté pour les aider à subvenir à leurs besoins». «Souvent, les écoles vont mettre sur pied des fondations pour avoir l'argent nécessaire pour améliorer une cour d'école ou organiser des activités», a expliqué M. Beaulieu en entrevue.

L'avenir des forums d'écoute

L'intention du gouvernement de réformer le système de démocratie scolaire actuellement en place fait aussi craindre au président de la CSD la perte d'un «forum» où les parents peuvent faire part de leurs inquiétudes et doléances. M. Beaulieu souligne que les consultations menées pour élaborer la nouvelle politique de répartition de la clientèle et de gestion des surplus en sont un bon exemple.

«On ne veut pas vivre ce qui se vit actuellement dans le réseau de la santé, avec un pdg qui a tous les pouvoirs avant qu'un c.a. soit nommé.»

Claude Beaulieu
président de la Commission scolaire des Draveurs

«De son côté, la communauté n'aura plus de forum d'écoute et d'échanges pour présenter des projets stimulants pour le développement régional en partenariat avec l'école, ajoute-t-il. C'est grâce à un partenariat avec l'organisme Vision Multisports Outaouais Inc. que le Complexe Branchaud-Brière a vu le jour. Ce centre compte une clientèle régionale de plus de 300 000 personnes. Il a été créé dans l'optique de lutter contre le décrochage scolaire.»

Des fusions qui inquiètent

La FCSQ, qui milite pour l'instauration d'élections scolaires et municipales au même moment, s'inquiète aussi du processus de fusion qui est sur la table. À cet égard, Claude Beaulieu estime que le ministre de l'Éducation, François Blais, «n'a pas toutes les informations nécessaires pour voir clairement l'impact que ça peut avoir». «On ne veut pas vivre ce qui se vit actuellement dans le réseau de la santé, avec un pdg qui a tous les pouvoirs avant qu'un c.a. soit nommé», dit-il.

M. Beaulieu invite par ailleurs les citoyens qui croient «que l'éducation doit être la priorité de notre société» à signer une pétition en appui au maintien de la démocratie scolaire, disponible en ligne à l'adresse petitiondemocratie.fcsq.qc.ca.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer