Les négos avec les enseignants débloquent

Malgré l'entente entre la FEESO et le gouvernement... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Malgré l'entente entre la FEESO et le gouvernement de l'Ontario, le président de l'AEFO, Carol Jolin, demeure prudent.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Une lueur d'espoir se profile à l'horizon dans le conflit de travail opposant des enseignants francophones et le gouvernement de l'Ontario.

L'Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) accueille favorablement l'annonce d'une nouvelle entente de principe de trois ans, signée plus tôt cette semaine, entre la province et la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO), l'un des quatre groupes en froid depuis environ un an avec le gouvernement libéral de Kathleen Wynne.

«Nous sommes encouragés qu'ils soient parvenus à une entente, explique Carol Jolin, président de l'AEFO. Malgré tout, je fais preuve d'un optimisme modéré.»

Le syndicat représente un peu plus de 10000 professeurs franco-ontariens de la province. Les pourparlers sont d'autant plus difficiles puisque certaines clauses - explicites à l'aspect francophone de l'éducation - font en sorte que la convention collective de l'AEFO diffère de celle des syndicats anglophones.

En plus de ces clauses dites «franco-ontariennes», l'employeur propose divers «retranchements» pour s'assurer d'obtenir un équilibre budgétaire d'ici 2017-2018. Le salaire des enseignants ne figure pas au coeur des points d'achoppement entre les parties, précise toutefois M. Jolin.

Les désaccords touchent plutôt les conditions de travail et, par extension, la qualité de l'éducation offerte aux élèves, comme l'augmentation de la charge de travail et la hausse du temps de surveillance et d'accueil.

Mandat de grève

Alors que les pourparlers semblaient dans une impasse au début du mois de juin, les membres de l'AEFO se sont prononcés en faveur d'un mandat de grève dans une proportion de 93%. Les deux parties ont quitté la table de négociation pendant l'été. Deux rencontres sont cependant prévues à l'horaire la semaine prochaine.

«Nous verrons si les retranchements sont toujours proposés dans la convention collective ou s'il y a un changement significatif. S'il y a une progression, cela nous éviterait d'exercer des sanctions (à la rentrée)», dit M. Jolin.

La contestation des professeurs pourrait alors se manifester par une grève du zèle et, éventuellement, un arrêt de travail.

L'Association des enseignants catholiques anglophones et la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles élémentaires de l'Ontario (FEEO) négocient aussi une nouvelle entente. Le président de la FEEO a d'ailleurs durci le ton jeudi lors d'une assemblée devant ses membres.

«Si nous ne sommes pas en mesure de conclure une entente prochainement, le gouvernement libéral sera aux prises avec le combat de sa vie», a averti son président Sam Hammond.

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