Fermeture de la garderie Beausoleil: l'opposition s'organise

Des parents craignent que leurs enfants soient forcés... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Des parents craignent que leurs enfants soient forcés malgré eux de fréquenter des établissements anglophones ou bilingues pendant la fermetre temporaire du Centre éducatif Beausoleil.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Un groupe de parents est déterminé à empêcher la Ville d'Ottawa de fermer une garderie francophone qui accueille en très forte majorité des enfants provenant de familles à faible revenu.

Le conseiller du quartier, Mathieu Fleury assure toutefois qu'une place dans un établissement francophone des alentours attend chacun d'entre eux.

Les parents de 47 enfants inscrits au Centre éducatif Beausoleil ont appris le 9 juillet dernier que la garderie allait fermer ses portes à la fin du mois d'août pour une période d'environ un an.

L'établissement est situé au rez-de-chaussée d'une habitation à loyer modique (HLM) de la rue York, près du marché By. Des travaux majeurs au revêtement extérieur de l'édifice sont la cause de la fermeture du service de garde, pour des raisons de sécurité. Les résidents de l'HLM pourront quant à eux rester chez soi.

«C'est tombé sur nos têtes comme ça. Tout le monde est un peu abasourdi, affirme la mère d'une fillette de 3 ans, Carine Domoraud. Je perds une super garderie où ma fille était bien.»

Des parents ont formé le groupe SOS Beausoleil dans le but de convaincre la Ville de trouver un autre toit pour la garderie durant la période des travaux, au lieu de forcer les enfants à être dispersés dans d'autres établissements.

Affront aux francophones?

Le Centre éducatif Beausoleil, dont 45 enfants ont une place subventionnée, est l'une de deux seules garderies municipales francophones d'Ottawa.

Une autre mère, Renée Soublière, voit dans sa fermeture un affront aux droits des francophones d'Ottawa.

Elle craint que des parents soient maintenant tentés d'envoyer leur enfant dans un établissement bilingue ou anglophone.

«La décision a un impact considérable non seulement sur les francophones, mais sur des familles défavorisées. Je serais étonné que tous les enfants se retrouvent une place dans une garderie francophone», déplore-t-elle.

Notons que la subvention est rattachée à l'enfant, non à la place en garderie comme telle.

Le conseiller Mathieu Fleury affirme que 40 enfants sur 47 ont déjà trouvé une place ailleurs. Selon lui, il existe assez de garderies francophones aux alentours pour absorber la nouvelle demande.

«Tous les parents pourront envoyer leur enfant dans une garderie francophone à moins de deux kilomètres du Centre éducatif Beausoleil s'ils le souhaitent», soutient le conseiller, admettant que la fermeture n'est pas idéale.

M. Fleury a aussi assuré que les 13 employés touchés se retrouveront du travail au sein de la municipalité.

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