À la défense des systèmes d'éducation

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Des syndicats de professionnels de l'enseignement se rencontrent à Ottawa cette semaine. La protection des systèmes d'éducation publics et la protection des conditions de travail des professionnels de l'enseignement partout dans le monde seront notamment au coeur des échanges.

Ces discussions auront lieu dans le cadre du Congrès mondial de l'Internationale de l'Éducation (IÉ). L'organisation représente plus de 400 groupes - majoritairement des syndicats - et plus de 32 millions de professionnels de l'enseignement à travers le monde.

L'IÉ lutte toujours pour l'accès à l'éducation primaire dans plusieurs régions du monde. L'organisation est également préoccupée - avec raison - par le sort réservé aux enseignants et aux jeunes élèves dans certains pays comme le Nigéria, par exemple, où le groupe armé Boko Haram fait des ravages.

Des dossiers urgents pour l'Internationale, mais les priorités touchent également les syndicats canadiens. Le secrétaire général de l'IÉ, Fred Van Leeuwen, soutient que la prochaine semaine sera dédiée à trois principales thématiques: la protection des systèmes d'éducation publics face aux menaces de privatisation, la réappropriation de la profession par ses artisans et la lutte pour de meilleures conditions de travail.

Le vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ), Sylvain Marois, estime que ces thèmes reflètent bien la situation actuelle au Québec et au Canada.

Les négociations en cours entre les enseignants du primaire et du secondaire et le gouvernement du Québec sont un bon exemple de la détérioration des conditions de travail, selon M. Marois. Les principaux enjeux de ces négociations sont les offres salariales et l'augmentation du nombre d'élèves par classe.

Au collégial et dans les universités, c'est plutôt l'influence du privé qui inquiète, affirme le vice-président de la FNEEQ. Les coupures imposées aux institutions d'études supérieures au cours des dernières années forcent les universités et les cégeps à se tourner vers le privé pour obtenir du financement.

La situation canadienne ne surprend aucunement la présidente de l'IÉ, Susan Hopgood (originaire d'Australie).

«Les conditions de travail des enseignants sont attaquées partout à travers le globe. [...] On voit de plus en plus d'enseignants contractuels, plusieurs jeunes quittent la profession en raison des conditions précaires.»

L'IÉ milite pour l'éducation gratuite au primaire et au secondaire et vise le même objectif pour l'enseignement collégial et universitaire, mais se concentre pour l'instant sur des baisses des frais de scolarité pour faciliter l'accès au savoir.

Jpaquette@ledroit.com

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