Parc Clétrem: la colère se fait encore entendre

Sur les huit terrains étudiés, le parc Clétrem... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

Agrandir

Sur les huit terrains étudiés, le parc Clétrem présente le moins d'embûches, selon la Ville et la CSPO.

Patrick Woodbury, archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les citoyens en désaccord avec la construction d'une école au parc Clétrem se sont une fois de plus fait entendre jeudi soir. Une cinquantaine de résidents du quartier des Jardins-Lavigne à Gatineau ont soulevé leurs préoccupations et ils ont été plusieurs à réclamer que leur point de vue soit pris en considération lors de la construction de l'établissement.

Des représentants de la Ville de Gatineau et de la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) ont présenté jeudi les analyses ayant mené à la conclusion que le site du parc Clétrem était le meilleur endroit dans le quartier pour construire une école primaire pouvant accueillir 650 élèves en septembre 2017.

Sur les huit terrains étudiés, le parc Clétrem présente le moins d'embûches, selon la Ville et la CSPO. Par exemple, le zonage permet déjà la construction d'une école et seul un permis de construction est requis pour aller de l'avant. De plus, la capacité des services d'égouts et d'aqueduc, les problématiques de circulation et les questions environnementales ont été étudiées.

De l'insatisfaction

Plusieurs citoyens ont eu de la difficulté à contenir leur mécontentement.

Le porte-parole du Rassemblement des citoyens pour la sauvegarde du parc Clétrem, André Thivierge n'était pas satisfait de la présentation de jeudi soir. Selon lui, rien de concret n'a été présenté aux citoyens s'étant déplacés. «[La Ville et la CSPO] ont continué à marteler le même message, souligne M. Thivierge. Ils disent que des analyses ont été faites, mais on ne nous a rien montré de concret.»

Ce dernier affirme être perplexe quant à la suite des choses. «La CSPO et la Ville parlent de séances d'informations pour les prochaines étapes. Jamais il n'est question de consultation. Les résidents du secteur veulent être entendus», ajoute André Thivierge.

Plusieurs résidents du secteur ont pris la parole au cours de la soirée. Quelques-uns ont pointé la Ville et la CSPO du doigt indiquant qu'ils ont fait preuve de manque d'organisation. «Le parc est zoné institutionnel. Je ne comprends pas pourquoi vous n'avez pas développé le quartier en construisant une école dès le début du développement. Il y a sept ans, tout le monde savait qu'il y aurait un boom dans le secteur», déplore Danielle Thompson. La CSPO a rappelé qu'à l'époque des besoins plus criants se faisaient sentir ailleurs.

Au terme de la soirée, la présidente de la CSPO, Johanne Légaré, affirme avoir entendu les doléances des citoyens. «On est conscient que c'est une situation exceptionnelle. On veut amoindrir les inconvénients pour la suite des choses.»

Même son de cloche pour le conseiller du district. Mike Duggan compte travailler le plus possible avec les citoyens.  On va faire de notre mieux pour intégrer vos opinions. On est à l'écoute et on veut atténuer autant que possible les impacts», a-t-il déclaré.

D'ici la fin de l'été, les représentants de la CSPO et de la Ville seront en mesure de communiquer la procédure choisie pour la suite des choses.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer