Dissension chez les commissaires de la CSD

Même le vice-président de la CSD, Paul Loyer,... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Même le vice-président de la CSD, Paul Loyer, s'est prononcé en faveur du report de l'adoption du budget 2015-2016 à la fin du mois d'août afin que l'ampleur des compressions dans les écoels soit révisée.

Etienne Ranger, LeDroit

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«Ils veulent qu'on fasse la job sale à leur place», s'est exclamé lundi soir l'élu David Pigeon en faisant allusion aux compressions imposées par le gouvernement Couillard hier lors d'une mouvementée séance des commissaires de la Commission scolaire des Draveurs (CSD).

Une réunion qui s'est soldée après de longs débats par un vote unanime en faveur d'un report de l'adoption du budget 2015-2016 au retour de la pause estivale, à la fin du mois d'août. Un budget qui sera teinté d'un déficit de 2,6 millions $.

Critiquée de toutes parts par de nombreux conseils d'établissement, qui ont eu la surprise de recevoir ces derniers jours des mises en demeure parce qu'ils avaient exprimé une fin de non-recevoir aux budgets réduits qui leurs étaient proposés par les directions d'école, la CSD a été forcée de retourner faire ses devoirs.

«Beaucoup de gens sont contre les compressions et c'est normal. Ils démontrent leur insatisfaction. Sauf que nous sommes seulement un peu les messagers, on n'a pas grand marge de manoeuvre. Il faut faire preuve d'une bonne gouvernance et de s'assurer que la situation financière est correcte. [...] Les compressions qu'on a proposées touchent le moins possible aux services directs aux élèves», de dire le président de la CSD, Claude Beaulieu.

À la table des commissaires, plusieurs commissaires n'ont pas mâché leurs mots pour exprimer leur désaccord face aux coupures avec lesquelles les écoles devront composer dans les mois à venir.

«On se doit de rétablir la communication positive avec nos conseils d'établissement, les parents, le personnel. Notre première mission comme commissaire, c'est de les écouter. On va trop loin. Si l'on coupe encore dans nos écoles, ce sera une erreur monumentale», affirme l'élu Pierre Boucher.

Membre du conseil d'établissement de l'école de l'Escalade, qui a refusé d'adopter son budget, le parent Romain Van Hooren espère lui aussi qu'il ne s'agit pas d'un processus qui s'avérera de la simple poudre aux yeux.

«Dans les circonstances, je ne suis pas heureux du dénouement, mais en même temps pas déçu. On aurait aimé que le budget soit refusé afin qu'un message soit envoyé au gouvernement. Là, je pense que la majorité des commissaires ont compris qu'on a manqué de temps pour étudier les budgets (dans les écoles). Ma grande crainte maintenant, mais c'est sûr qu'on va surveiller ça, c'est qu'on nous arrive et qu'on ait modifié juste deux colonnes et trois chiffres», affirme-t-il.

Le taux de taxation (0,3281$ par 100$ d'évaluation d'une propriété) a par ailleurs été adopté lors de la séance, un autre point qui a irrité certains élus.

«Comment on peut adopter ça sans avoir adopté le budget? On travaille à l'envers, c'est complètement inacceptable», a lancé le commissaire René-Guy Cantin.

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