Plusieurs coupures dans les services de garde en milieu scolaire

Des écoles où les enfants fréquentant le service... (Archives, La Tribune)

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Des écoles où les enfants fréquentant le service de garde pouvaient déposer leur lunch au réfrigérateur retireront ce service, alors que d'autres couperont le service pour faire chauffer les repas dans un four micro-ondes.

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Abolition du service de four à micro-ondes, disparition des réfrigérateurs pour les boîtes à lunch et diminution des heures destinées à la préparation des activités dans les services de garde en milieu scolaire toucheront différentes écoles de la région, l'an prochain, dénonce le Syndicat du soutien scolaire de l'Outaouais (SSSO).

Déjà, les services de garde de certaines écoles ont averti les parents des secteurs qui écoperont l'an prochain. Des écoles où les enfants fréquentant le service de garde pouvaient déposer leur lunch au réfrigérateur retireront ce service. D'autres couperont le service pour faire chauffer les repas. Un peu partout, les heures de travail de certaines éducatrices seront réduites.

Le président du SSSO, Pierre Provençal, se désole de l'impact qu'auront ces compressions sur ses membres et sur les élèves fréquentant les services de garde.

« Il y aura une diminution des heures de travail par diverses modifications aux horaires, pour des éducatrices qui travaillent déjà sur un horaire brisé entre 7 h et 18 h, déplore-t-il. [...] Les activités pour les jeunes vont être un peu moins préparées, parce que les éducatrices vont commencer juste quand la cloche va sonner, ou encore elles vont devoir préparer leurs choses bénévolement. »

Baisse de la stimulation

La diminution du temps de préparation des activités en service de garde aura un impact sur la qualité du temps que les enfants passent à l'école, estime M. Provençal. « L'enfant est moins stimulé dans ce temps-là, dit-il. Il y a des enfants qui rentrent tôt le matin et qui partent tard le soir à cause de l'horaire des parents. Si ces enfants-là deviennent écoeurés entre les périodes d'enseignement, c'est tout le système scolaire qui va être pénalisé », affirme le président du SSSO, qui représente près d'un millier d'éducatrices en service de garde en milieu scolaire sur le territoire des commissions scolaires des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) et des Draveurs (CSD).

À ces coupures s'ajoute pour certains une hausse tarifaire pour les journées pédagogiques, car le gouvernement a diminué les subventions qui y sont liées. Au lieu du tarif quotidien de 8 $ pour une journée d'école, les journées pédagogiques coûteront par exemple 16 $ sur le territoire de la CSPO l'an prochain. La CSD doit pour sa part se prononcer sur la question à la fin du mois.

« C'est sûr que M. Couillard ne s'en est pas vanté quand il a fait son bilan vendredi dernier, mais la coupure de huit dollars, elle est refilée automatiquement aux parents pour les journées pédagogiques », a commenté la présidente de la CSPO, Johanne Légaré.

Cette dernière reconnaît que les compressions dans les services de garde représentent « une pression sur les parents », mais affirme que les écoles ne peuvent pas les assumer à même leur budget de fonctionnement.

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