La culture pour développer les communautés francophones

Le président de l'Assemblée de la francophonie de... (Martin Roy, LeDroit)

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Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Denis Vaillancourt, l'artiste Zachary Richard et le maire de Québec, Régis Labeaume, ont participé à un panel, dimanche, à l'Université d'été sur la francophonie des Amériques.

Martin Roy, LeDroit

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Est-ce que la culture peut être un vecteur de développement pour les communautés francophones? L'Université d'été sur la francophonie des Amériques a réuni un panel haut en couleur pour répondre à cette question qui ne fait pas toujours l'unanimité, dimanche après-midi.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a fait sentir sa présence dès le départ de la discussion. «Vous savez que notre marque de commerce, ce n'est pas l'humilité à Québec», furent ces premiers mots. Le ton était donné.

M. Labeaume a insisté sur l'importance d'investir en culture pour faire la promotion de la langue française, de sa ville et de contribuer à améliorer la qualité de vie de ses citoyens. Traitant au passage les opposants aux investissements en culture de «démagogues», le maire de Québec affirme que la francophonie est un élément distinctif pour sa ville en Amérique.

«C'est des ignorants ceux qui ne comprennent pas qu'investir en culture, c'est payant», a affirmé Régis Labeaume.

Zachary Richard, plus posé, a illustré la difficulté pour la communauté acadienne de sa Louisiane natale d'être reconnue à sa juste valeur. Les francophones ont longtemps été perçus comme des ignorants, dit-il, et commencent à s'affirmer.

Lentement mais sûrement, la majorité anglophone commence à percevoir l'apport des francophones à la communauté du sud des États-Unis, soutient M. Richard. La musique devient un élément essentiel de l'émancipation des Acadiens louisianais. Le Festival international de Louisiane, aussi.

«Chaque fois qu'on s'apprête à fermer le cercueil du cajun en Louisiane, le cadavre se lève et demande une bière, a lancé l'artiste en soutirant des rires du public. La musique est l'appât pour les nouvelles générations. S'ils aiment ça, ils vont vouloir comprendre ce qu'ils chantent.»

La jeunesse était également au centre du discours du troisième panéliste, le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), Denis Vaillancourt. Il a notamment indiqué que la création des conseils scolaires francophones en Ontario a permis de former une jeunesse plus consciente de son histoire et plus proche de sa communauté.

M. Vaillancourt estime également qu'il est le devoir des gouvernements d'appuyer la culture francophone, même en milieu minoritaire, puisque le bilinguisme fait partie de l'identité du Canada.

«Si on ne le fait pas, on perd une partie de nous-mêmes», soutient le président de l'AFO.

Au cours des échanges, Régis Labeaume a également dénoncé ce qu'il décrit comme une ère du «politiquement correct». Selon lui, peu osent prendre la défense du français et en faire la promotion active puisqu'elle serait associée à une opposition au multiculturalisme.

Par ailleurs, M. Labeaume a évoqué la création prochaine d'un regroupement de municipalités aux origines francophones en Amérique pour créer un trajet touristique qui retrace l'histoire de la francophonie en Amérique. Un exemple de sa volonté de miser sur la francophonie pour vendre sa ville.

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