Enseignement de l'anglais à la maternelle

La ministre Meilleur appuie le CSDCEO

Madeleine Meilleur.... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Madeleine Meilleur.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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La ministre déléguée aux Affaires francophones de l'Ontario appuie la décision d'un conseil scolaire catholique francophone d'enseigner l'anglais dès la maternelle dans l'une des régions les plus françaises de l'Est ontarien.

«J'applaudis cette décision-là, car elle a été effectuée à la demande des parents et le conseil a réagi à cette demande», a commenté jeudi matin Madeleine Meilleure. La députée d'Ottawa-Vanier réagissait à un article du Droit, publié dans notre édition de jeudi qui relatait la décision du Conseil scolaire de district catholique de l'Est ontarien (CSDCEO) d'enseigner l'anglais à tous ses élèves des écoles élémentaires catholiques de Hawkesbury, de L'Orignal, de Saint-Eugène et de Vankleek Hill, dès l'âge de 4 ans.

Selon le CSDCEO, cette mesure vise à  mieux outiller les élèves en vue de leur future carrière sur le marché du travail, souvent dominé par la langue de Shakespeare. Des parents dans la région, qui est l'une des plus francophones de la province, se sont dits inquiets que leurs enfants ne puissent cheminer convenablement dans la vie sans des notions d'anglais. «Ces régions-là sont plus près du Québec, donc peut-être moins bilingue que la région d'Ottawa par exemple. Il faut une main-d'oeuvre bilingue. C'est ce qui fait la force de l'Ontario», soutient la ministre Meilleur.

Elle ne croit pas non plus que l'enseignement de l'anglais, normalement à partir de la 2e année, ne s'effectuera pas trop tôt.

«Je ne pense pas que c'est trop jeune, car nous avons nos familles exogames et les jeunes apprennent les deux langues en même temps. Alors pourquoi pas? Si les jeunes n'ont pas cette occasion à la maison, ils l'auront à l'école», raisonne-t-elle.

La principale intéressée refuse aussi de croire que cette décision accélérera l'assimilation du fait français dans cette région.

«Apprendre une autre langue c'est très favorable sur le plan individuel [...] Ça ne veut pas dire que nous allons être assimilés. Aujourd'hui, la jeune génération parle beaucoup plus que deux langues. Ils parlent trois langues, voire quatre langues. Il faut avoir par contre une discipline quand l'on parle une langue  pour ne pas mélanger les deux. Peut-être que dans le  cadre scolaire nous pourrons mettre l'accent sur cela. Donc, je les appuie»,  a déclaré la ministre Meilleur. Le CSDCEO mise d'ailleurs sur un environnement francophone pour éviter l'effritement de la langue de Molière.

«Ce n'est pas du tout comparable à un enseignement 50/50 des langues. Nous vivons en français. Tout le plan pastoral est en français. La base acquise n'est pas perdue», se fait rassurante France Lamarche, surintendante de l'éducation au CSDCEO.

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