Cacophonie à la CSPO

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La soirée a commencé avec l'entrée remarquée des membres du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) au son des trompettes, tambours et sifflets.

Etienne Ranger, LeDroit

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La réunion des commissaires de la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) s'est déroulée dans la cacophonie, mercredi soir. Une centaine de parents, enseignants et élèves se sont déplacés afin de se faire entendre.

La soirée a commencé avec l'entrée remarquée des membres du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) au son des trompettes, tambours et sifflets. Le bruit des instruments de musique a résonné une bonne partie de la réunion. De plus, les syndiqués ont collé des autocollants de type « post-it » sur tous les murs et le mobilier.

Le président du SEO, Claude Tardif, dénonce le silence émanant de la CSPO concernant le dépôt patronal.

« Le 11 mars dernier, nous sommes venus vous voir pour vous parler de la négociation nationale dans le secteur public. [...] Dans les semaines qui ont suivi, nous ne vous avons pas entendu. [...] Tout le monde connaît l'expression 'qui ne dit mot consent' et il s'applique très bien à vous », a-t-il pesté, appuyé par les cris et applaudissements des membres.

De son côté, la présidente de la commission scolaire, Johanne Légaré, dit entendre les doléances des syndiqués, mais répète qu'elle ne peut pas commenter étant donné que les négociations se déroulent au niveau national.

Opposition à de l'Île

De nombreux parents d'élèves de l'école secondaire de l'Île étaient aussi présents avec leurs enfants. Ceux-ci sont venus manifester leur mécontentement face à l'intention de la CSPO de transférer les programmes Sports et Arts études à l'école secondaire Mont-Bleu en septembre 2016. Ils dénoncent le manque de transparence de la part de la commission scolaire et demandent une consultation publique afin que leur point de vue soit pris en considération.

Les parents ont reçu une lettre les informant des intentions de la commission scolaire le 28 mai. « En ce moment, on n'a pas vu d'option dans votre lettre ce n'est qu'une lettre avec un fait, une décision déjà prise », a déploré Yves Bernard, président du conseil d'établissement de l'école.

Trois étudiants ont déposé une pétition comportant plus de 500 signatures, demandant que le transfert ne soit pas effectué.

La présidente de la CSPO rappelle que la décision finale n'est toujours pas prise. D'autres réunions sont prévues lundi et mardi.

« Cette décision pourrait permettre de réinvestir des ressources dans des élèves au régulier », précise Mme Légaré. La CSPO doit voter sur la proposition le 17 juin.

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