Des coupures aux «impacts récurrents» au Cégep de l'Outaouais

Frédéric Poulin... (Archives, LeDroit)

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Frédéric Poulin

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Toute la communauté du Cégep de l'Outaouais, de la direction aux étudiants en passant par les syndicats, s'unit pour dénoncer les coupures gouvernementales qui auront des «impacts récurrents» sur les services offerts aux élèves.

Le directeur du Cégep de l'Outaouais, Frédéric Poulin, a indiqué mardi que les compressions d'un peu plus de 1 million$ prévues pour son établissement en 2015-2016 s'ajoutent à des coupures totalisant 4 millions$ vécues au cours des quatre dernières années.

Depuis 2011, le Cégep a ainsi perdu 34% de ses moyens financiers dans tout ce qui n'est pas salarial, a fait valoir le directeur général.

M. Poulin a précisé que le Cégep a tenté ces dernières années de couper «en périphérie», mais que les prochaines coupures auront maintenant un impact directement «dans les salles de cours». Certains enseignants qui prévoyaient la réalisation de huit laboratoires pendant une session pourront seulement en faire six, a-t-il donné en exemple.

Le représentant de l'Association générale des étudiantes et étudiants, Mikaël Chamberland, a donné l'exemple des postes informatiques qui ne peuvent plus être tous équipés du logiciel de correction Antidote pour illustrer l'impact des coupures.

La présidente du Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de l'Outaouais, Carole Connolly, a pour sa part donné l'exemple des coupures dans le personnel de soutien qui font notamment en sorte qu'il n'y a plus de techniciens en informatique pendant toutes les heures de cours, de sorte que certains professeurs se retrouvent parfois devant un problème informatique en plein cours, sans avoir accès aux ressources pour y remédier.

Alors que Frédéric Poulin milite au sein de l'Alliance pour la cause de l'enseignement supérieur en Outaouais afin de revendiquer de nouveaux programmes postsecondaires en Outaouais, les mesures d'austérité du gouvernement viennent aussi réduire son espoir de voir les choses débloquer rapidement pour rattraper «un retard qui est à combler depuis des décennies».

La proximité de l'Ontario rend aussi l'impact des coupures plus difficile en Outaouais, affirme M. Poulin, puisque le financement en fonction du nombre d'étudiants est grandement affecté lorsque des jeunes de la région traversent la rivière pour étudier.

«Lorsqu'on coupe un dollar de façon harmonisée partout dans le réseau, c'est un dollar qui fait plus mal ici», soutient M. Poulin.

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