Mandat de grève de 93 % des profs francos-ontariens

Carol Jolin affirme que les membres de l'AEFO... (Martin Roy, LeDroit)

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Carol Jolin affirme que les membres de l'AEFO ont envoyé un message clair.

Martin Roy, LeDroit

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L'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), qui représente les quelque 10 000 professeurs francophones de la province, se sont prononcés en faveur d'un mandat de grève dans une proportion de 93 %, lors d'un vote électronique tenu de mardi à minuit jeudi soir.

« Nos membres sont derrière nous. Ils nous ont donné un mandat très très clair qu'ils veulent garder leurs conditions de travail, a déclaré au Droit Carol Jolin, président de l'AEFO. Ils envoient un signal clair aux conseils scolaires et à l'employeur. »

Les membres ont donc répondu favorablement à l'appel du syndicat qui proposait un « oui ». Toute forme de grève ne serait toutefois déclenchée qu'à l'automne prochain en raison des divers délais inhérents à un tel processus.

« Nous sommes toujours à la table de négociations. Nous nous rencontrons encore quelques fois au mois de juin dans l'espoir de trouver une solution. Si les négociations ne progressent pas adéquatement, nous allons déposer une demande de conciliation. Quatorze jours après le dépôt du rapport du conciliateur (de la Commission des relations de travail de l'Ontario), nous serons en position d'exercer des sanctions », explique M. Jolin.

La nature de ces sanctions doit toutefois être encore déterminée. Le comité exécutif de l'AEFO pourrait alors décider d'effectuer des grèves du zèle - comme il se fait actuellement dans des écoles anglophones de l'Ontario. Il pourrait aussi imposer des sanctions évolutives, voire recourir à la grève pour faire valoir leurs doléances.

« On n'effectuera pas la 'grande décision'en partant. Nous voulons donner une chance aux négociations », souligne M. Jolin qui rappelle que les enseignants sont sans convention collective de travail depuis plus de 10 mois.

Le salaire des enseignants ne figure pas au coeur des points d'achoppement entre les parties. Les désaccords touchent plutôt les conditions de travail et, par extension, la qualité de l'éducation offerte aux élèves. Augmentation de la charge de travail, hausse des temps de surveillance et d'accueil sont ciblés par l'employeur, explique M. Jolin.

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