Les profs franco-ontariens votent pour la grève

«Nos membres sont derrière nous. Ils nous ont... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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«Nos membres sont derrière nous. Ils nous ont donné un mandat très très clair qu'ils veulent garder leurs conditions de travail», a déclaré au Droit Carol Jolin, président de l'AEFO.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Exaspérés par leurs conditions de travail, les enseignants francophones des paliers élémentaire et secondaire de l'Ontario ont envoyé «un signal clair» vendredi.

L'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), qui représente les quelque 10000 professeurs francophones de la province, tous conseils confondus, se sont prononcés en faveur d'un mandat de grève dans une proportion de 93%.

«Nos membres sont derrière nous. Ils nous ont donné un mandat très très clair qu'ils veulent garder leurs conditions de travail, a déclaré au Droit Carol Jolin, président de l'AEFO. Ils envoient un signal clair aux conseils scolaires et à l'employeur.»

Les membres ont donc répondu massivement et favorablement à l'appel du syndicat qui proposait un Oui lors d'un vote électronique de 72 heures, tenus de mardi à minuit jeudi soir.

Toute forme de grève ne serait toutefois déclenchée qu'à l'automne prochain en raison des divers délais inhérents à un tel processus.

«Nous sommes toujours à la table de négociations. Nous nous rencontrons encore quelques fois au mois de juin dans l'espoir de trouver une solution. Si les négociations ne progressent pas adéquatement, nous allons déposer une demande de conciliation. Quatorze jours après le dépôt du rapport du conciliateur (de la Commission des relations de travail de l'Ontario), nous serons en position d'exercer des sanctions», explique M. Jolin.

La nature de ces sanctions doit toutefois être encore déterminée. Le comité exécutif de l'AEFO pourrait alors décider d'effectuer des grèves de zèle - comme il se fait actuellement dans des écoles anglophones de l'Ontario. Il pourrait aussi imposer des sanctions évolutives, voire passer par la grève pour faire valoir leurs doléances.

«On n'effectuera pas la "grande décision" en partant. Nous voulons donner une chance aux négociations», souligne M. Jolin qui rappelle que les enseignants sont sans convention collective depuis plus de 10 mois.

Le salaire des enseignants ne figure pas au coeur des points d'achoppement entre les parties. Les désaccords touchent plutôt les conditions de travail et par extension la qualité de l'éducation aux élèves. Augmentation de la charge de travail, hausse de surveillances et du temps d'accueil sont tous ciblés par l'employeur, explique M. Jolin.

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