Soirée mouvementée pour la CSPO

Des centaines d'employés se sont fait entendre à... (Etienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Des centaines d'employés se sont fait entendre à la réunion de la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais.

Etienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Après la Commission scolaire des Draveurs, il y a 10 jours, c'était au tour des élus de la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO), mercredi soir, d'avoir droit à l'assourdissante visite d'au-delà d'une centaine d'employés du soutien scolaire en furie contre les coupures imposées par le gouvernement Couillard.

Des compressions acceptées «aveuglément» par les commissions scolaires, déplore le syndicat, qui tape à nouveau sur le clou en disant que si les commissaires continuent de se taire, ils sont en quelque sorte des «complices» de Québec.

«Commissaires, commissaires, dormez-vous, dormez-vous, faites le bon choix, faites le bon choix, pour une fois», leur ont d'ailleurs chanté en choeur les manifestants sous les airs de la célèbre comptine Frère Jacques.

Uniquement à la CSPO, 2,1 millions de dollars seront retranchés du budget l'an prochain, affirme le président du Syndicat du soutien scolaire de l'Outaouais, Pierre Provençal, indiquant que l'ampleur des coupures lui a été confirmée quelques minutes avant la rencontre d'hier.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les syndiqués ne sont pas passés inaperçus, entrant bruyamment dans la salle équipés de drapeaux, pancartes, sifflets, sirènes et tambours. Ils ont aussi tapissé les murs et les tables de centaines d'autocollants avec le slogan «L'école à bout de bras».

«Est-ce que cela va toucher aux services directs aux élèves? Je pense que de poser la question, c'est y répondre. Si l'éducation était pour vous une priorité, vous seriez furieux. [...] Il y a quelques années, nous fonctionnions déjà au minimum dans les écoles, là, on ne respire plus», martèle M. Provençal, qui croit que les élèves aux prises avec des troubles d'apprentissage seront les grands perdants.

S'opposer à la construction d'une école

Dans un autre ordre d'idées, un groupe d'une cinquantaine de résidents du quartier des Jardins-Lavigne opposés à la construction d'une future école primaire au parc Clétrem, dans le secteur Aylmer, a déposé une pétition pour réclamer une consultation publique et davantage de transparence de la part de la CSPO. 

Dans une lettre, ils réclament également plusieurs études au sujet des conséquences sur l'environnement, la circulation automobile et la sécurité des enfants, entre autres.

Ils répètent ne pas souffrir du syndrome «pas dans ma cour», mais souhaitent que tous les intervenants - y compris la Ville - fassent leurs devoirs avant de choisir le site de la future institution de 650 élèves.

Face à la controverse que suscite le dossier, la CSPO avait par ailleurs réagi quelques heures plus tôt en annonçant la tenue d'une séance d'information publique le 25 mai, dès 19h, à l'agora de l'école secondaire Grande-Rivière.

- Avec Sylvie Branch

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer