«Congédiements déguisés» à l'UQO

«On jette nos membres à la poubelle», s'indigne... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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«On jette nos membres à la poubelle», s'indigne la présidente du Syndicat des chargées et chargés de cours (SCCC-UQO), Marie-Josée Bourget.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Plus de la moitié des chargés de cours en sciences de l'éducation de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) ont été victimes de «congédiements déguisés» avec l'adoption de nouvelles exigences professionnelles, dénonce leur syndicat.

L'assemblée départementale des sciences de l'éducation de l'UQO a récemment établi un nouveau critère d'embauche stipulant que les chargés de cours doivent dorénavant avoir enseigné au moins cinq ans dans une école primaire depuis 2001, ou cinq ans dans une école secondaire depuis 2004, afin de pouvoir enseigner. Selon le Syndicat des chargées et chargés de cours (SCCC-UQO), qui représente quelque 150 personnes, cette mesure touche plus de 50 % de ses membres. Du lot, certains cumulent 10 ou 15 ans d'expérience à l'UQO, et certains sont des anciens directeurs d'école ou de commission scolaire, note le SCCC-UQO.

«On jette nos membres à la poubelle, s'indigne la présidente du syndicat, Marie-Josée Bourget. [...] On nous a dit qu'il y avait une modification importante des cours et même des stages qui faisait en sorte que les personnes étaient déqualifiées.»

Mme Bourget, qui se demande comment l'UQO pourra continuer à offrir des cours aux futurs enseignants si autant de chargés de cours sont écartés, note que la même exigence ne s'applique pas pour les professeurs du même département.

Rapprochements

Le porte-parole de l'UQO, Gilles Mailloux, a indiqué que le département ne souhaitait pas réagir publiquement à cette sortie syndicale, puisque «des rapprochements» ont eu lieu entre les deux parties afin de tenter d'en arriver à une entente.

Mme Bourget confirme que des rencontres ont lieu en ce sens. «On semble avoir une écoute plus importante de la part de l'UQO, donc on espère que ça va aller dans la bonne direction», a-t-elle mentionné.

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