Des frais jugés inutiles

Depuis deux ans, un père de famille intervient auprès de la Commission scolaire... (Photo archives La Presse)

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Depuis deux ans, un père de famille intervient auprès de la Commission scolaire des Draveurs (CSD) qui a imposé, à tort insiste-t-il, des frais pour la surveillance de ses enfants sur l'heure du midi. Selon lui, ils auraient pu dîner à la maison si le territoire avait été établi différemment et ainsi économiser 370 $ pour l'année scolaire 2013-2014.

En 2009, Rolland Fillion demeurait sur la rue Laflamme dans le secteur Gatineau. À 1,1 km de marche de sa résidence se trouvait l'école des Cépages, mais en raison du territoire établi par la CSD, sa fille était inscrite à l'école de la Montée qui se trouvait à 1,7 km de marche.

Sa fille a donc été désignée « élève transportée », puisqu'elle demeurait à plus de 1,6 km de marche de l'école. Ce qui veut dire qu'elle était transportée par autobus scolaire et devait rester à l'école le midi.

« Mon adresse était dans une zone trop loin pour être marcheur même s'il y avait une école à proximité jusqu'où mes enfants auraient pu marcher. On paie des frais pour un service qui ne devrait pas être nécessaire », explique M. Fillion. Ce dernier se retrouve donc pénalisé par la définition du territoire établi par la CSD.

Pour ajouter à l'indignation du père de famille, la fille et le fils de Rolland Fillion ont dû être transférés d'école à cause d'un surplus d'élèves. Ses deux enfants ont étudié à l'école des Trois-Saisons - qui se situait à 4,4 km de marche de la maison familiale - au cours de l'année scolaire 2013-2014. C'est à ce moment qu'il s'est interrogé sur les politiques de la CSD.

Selon les politiques de la commission scolaire, la tarification pour la surveillance du midi ne s'applique pas lorsque le marcheur est devenu transporté à cause d'un surplus dans son école de territoire. Toutefois, selon le zonage, les enfants de M. Fillion n'ont jamais été considérés comme des « élèves marcheurs ». La tarification fixée par la CSD, en 2013, s'établie à 370 $ par année pour deux enfants d'une même fratrie.

La commission scolaire a fait parvenir une mise en demeure à Rolland Fillion en mars dernier, demandant au père de famille d'acquitter la facture de 370 $ pour les frais de surveillance du midi pour l'année scolaire 2013-2014. M. Fillion refuse de payer la facture et dénonce la situation.

« J'ai envoyé une lettre à l'avocat en indiquant que selon moi c'est un problème majeur. Un problème de politique qui fait en sorte que je dois payer, mais si mes enfants avaient pu aller à l'école la plus proche ils auraient pu marcher », soutient-il ajoutant qu'il est toujours en attente d'une réponse.

Le président actuel de la CSD, Claude Beaulieu, indique que la seule option à laquelle la famille Fillion aurait pu se rabattre aurait été de formuler une demande volontaire de changement d'école et ainsi demander un transfert à l'établissement scolaire le plus proche. « Mais c'est rare que ça fonctionne puisque les territoires sont établis selon les places disponibles dans les écoles », nuance M. Beaulieu. Pour sa part, Rolland Fillion soutient n'avoir jamais été mis au courant de cette procédure.

Le président de la commission scolaire comprend la déception des parents, « mais il n'y a pas de système parfait. On doit établir des politiques pour couvrir des façons de faire », indique-t-il.

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