Assimilation par le sport: nouveaux appuis pour le CEPEO

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La nouvelle réglementation a été adoptée en septembre 2012 par l'Ontario Federation of School Athletic Associations (OFSAA), un organisme régissant les compétitions sportives scolaires à l'échelle provinciale.

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Une dizaine d'organismes francophones et de personnalités influentes de la francophonie ontarienne appuient désormais le Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO) dans sa lutte pour permettre à des élèves de poursuivre leur rêve sportif en français.

Depuis la récente sortie publique du président de l'Assemblée de la francophonie, Denis Vaillancourt, et de la grande dame de l'Ontario français, Gisèle Lalonde, une avalanche d'appuis se sont manifestés, a indiqué le CEPEO jeudi.

« Il s'agit d'une question d'équité au chapitre des droits d'éducation, a commenté Carol Jolin, président de l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens. Un tel règlement brime les droits des jeunes francophones d'avoir une éducation dans la langue de leur choix. »

Depuis plus de deux ans, le CEPEO a entrepris une lutte pour renverser un règlement qu'il croit « discriminatoire » à l'endroit des élèves des programmes sport-études, particulièrement ceux de l'école secondaire Louis-Riel. La nouvelle réglementation a été adoptée en septembre 2012 par l'Ontario Federation of School Athletic Associations (OFSAA), un organisme régissant les compétitions sportives scolaires à l'échelle provinciale.

L'arrêté de l'OFSSA oblige les élèves ontariens inscrits dans un programme sport-études à résider dans un certain rayon de leur école, afin de participer à ses tournois. Or, Louis-Riel recrute des élèves sur l'ensemble du territoire d'Ottawa compte tenu du bassin d'élèves plus limité. Les nouveaux secteurs de fréquentation imposés par l'OFSSA forcent ainsi certains élèves à s'inscrire dans une école anglophone, située dans leur secteur de fréquentation, afin d'obtenir leur billet d'entrée aux compétitions provinciales. Le CEPEO croit qu'il s'agit d'un règlement « discriminatoire ». Le conseil scolaire traîne donc devant la cour la province et l'OFSSA, qui est financé par les conseils scolaires ontariens, et par extension, le ministère de l'Éducation, puisqu'à leur avis, le règlement « perpétue et aggrave l'assimilation de la communauté de langue française ».

De son côté, le directeur général de l'OFSAA, Doug Gellatly, prétend que les règles sont « équitables et non discriminatoires. »

« Si l'accessibilité des programmes éducatifs spécialisés francophones est compromise par un règlement d'une quelconque association, sportive ou autre, nous devons réagir afin d'éviter l'assimilation de nos jeunes francophones dans le contexte spécifique d'une minorité linguistique », réagit Denis M. Chartrand, président du CEPEO.

L'Association des communautés francophones d'Ottawa (ACFO) de même que son homologue de Prescott et de Russell, ainsi que l'Association des conseils scolaires des écoles publiques de l'Ontario, le Centre communautaire Franc-Ouest (CCFO), le Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques, l'Hôpital Montfort et la Faculté d'éducation de l'Université d'Ottawa appuient officiellement le mouvement.

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