Bruyant message aux commissaires de la CSD

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Le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) a mobilisé ses membres à la réunion du conseil de la Commission scolaire des Draveurs (CSD), lundi soir. Une chose est certaine, leur message a été entendu.

Le SEO souhaitait inviter les élus scolaires à les appuyer publiquement dans leurs revendications dans le cadre des négociations collectives en cours avec le gouvernement du Québec. Le président du SEO, Claude Tardif, estime que les commissaires scolaires ont le pouvoir d'influencer le gouvernement dans ce dossier, par le biais de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FSCQ).

«La partie patronale [...] nous l'a répété à plusieurs reprises. Pour construire le dépôt patronal - qu'on juge vraiment méprisant -, il y a trois entités qui ont été consultées: la Fédération des directeurs d'établissement, la FCSQ et l'appareil gouvernemental. [...] Ils ont la possibilité de changer des choses dans la négociation.»

Il fallait littéralement être sourd pour ne pas entendre cette invitation. 

Plus de 200 membres du SEO se sont rendus sur les lieux pour passer leur message aux commissaires scolaires. Entassés dans la salle du conseil et équipés - notamment - de trompettes, les enseignants et techniciens spécialisés ont été bruyants durant la période allouée à la parole du public.

Pendant près d'une heure, les messages se sont suivis, entrecoupés d'applaudissements et de slogans chantés. Les commissaires ont écouté, sans broncher, l'invitation, mais également certaines critiques qui leur ont été adressées.

Critiques sur les coupures

Plusieurs ont reproché aux commissaires de la CSD sa récente décision d'effectuer certaines coupures dans les services à l'élève pour atteindre l'équilibre dans son budget.

Le président de la CSD, Claude Beaulieu, a tenu à rappeler qu'ils ont été forcés de prendre ces décisions en raison des compressions exigées par le ministère de l'Éducation.

«Présentement, on a un rôle odieux. On est obligé de faire les coupures, on fait ce qu'on appelle communément la 'job de bras' du gouvernement. Ça, je le dénonce, effectivement.»

Si le message a été entendu, M. Beaulieu n'est pas prêt à descendre dans la rue avec les enseignants pour revendiquer que plus d'argent soit injecté dans le système d'éducation publique. Il affirme se fier aux représentants de la FCSQ présents à la table de négociation et espère un dénouement qui apportera satisfaction à toutes les parties impliquées.

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