Ambitieuse campagne de financement à l'Université d'Ottawa

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Les diplômés de l'établissement, les entreprises, les fondations, ainsi que les philanthropes seront sollicités par l'Université d'Ottawa afin d'atteindre l'objectif de 400 millions de dollars.

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L'Université d'Ottawa (Ud'O) a annoncé jeudi matin qu'elle lançait la plus grande campagne de financement de son histoire. Objectif: 400 millions de dollars.

«Il s'agit d'un chiffre ambitieux, mais l'université a de grandes ambitions, explique Louis de Melo, vice-recteur aux relations extérieures. Notre université est dans les grandes ligues, car nous figurons au palmarès des 200 meilleures universités du monde. Nous avons toutefois des ambitions de percer le top 100. Mais pour réaliser ce rêve, il faut pousser plus loin. Cette campagne vise à soutenir notre vision à long terme.»

Nommée Défier les conventions, la cueillette de fonds majeure espère avoir un impact dans toutes les facultés de l'université et par conséquent, dans toutes les sphères de la vie. Guérir le cerveau. Résoudre les conflits. Développer les énergies vertes. Éliminer l'intimidation. Tous sont sur le radar de l'Ud'O.

«Si l'Université d'Ottawa n'a pas encore changé votre vie, elle le fera, car c'est un endroit où l'on cherche à servir le pays et à le rendre meilleur», soutient le recteur Allan Rock.

La campagne englobe quatre grands thèmes: l'éducation, la santé, la relève et les infrastructures.

Ainsi, d'une part l'Ud'O veut «renforcer le Canada» pour mieux former les leaders de demain. Elle veut également enrichir l'enseignement en médecine et les recherches en neurosciences. L'établissement cherche aussi à offrir des bourses, des subventions de démarrage et des occasions de stages à leurs étudiants avec les fonds recueillis par la campagne de financement. Finalement, des sommes seront investies pour modifier ou ajouter des infrastructures sur le campus au fil des prochaines années.

La décision d'investir davantage dans la neuroscience plaît énormément à Tracy Vaillancourt, une chercheuse de ce domaine à l'Ud'O.

«L'accès à des fonds pour la recherche de pointe est plus difficile auprès des organismes de financement externes. Il faut présenter des arguments (avec des données antérieures). Je comprends cela, mais l'innovation se produit en permettant aux gens de courir le risque», lance-t-elle.

Les fonds amassés par l'Ud'O - et ensuite d'agences extérieures - pourraient donc permettre à la pionnière de pousser davantage ses recherches en épigénétique (l'étude des influences environnementales dans l'expression des gènes) ou plus précisément sur la génétique du taxage.

«Un gène peut être modifié par des influences extérieures. Il peut s'activer ou non. À titre d'exemple, l'exposition à un stress peut provoquer un changement à un gène. Cela a des effets sur la santé», explique-t-elle.

Une toute nouvelle gamme de traitements pourrait ainsi voir le jour selon elle pour contrer l'intimidation, possiblement ancrée dans l'ADN d'une victime.

«Si c'est le cas, on pourrait modifier la cicatrice sur le gène», avance Dr Vaillancourt.

La campagne de financement sera officiellement lancée samedi pendant un gala soulignant la Semaine des diplômés de l'Ud'O. Les quelques 190 000 diplômés de l'établissement, éparpillés dans 155 pays, les entreprises et fondations ainsi que les philanthropes «qui ont l'université à coeur» sont tous dans la mire de l'université afin d'atteindre l'objectif de 400 millions de dollars.

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